60è Anniversaire de la disparition de Feu Mohammed V

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Le peuple marocain commémore ce jeudi 10 Ramadan, le 60ème anniversaire de la disparition de Feu Mohammed V, Père de la Nation, artisan de l'indépendance et symbole de la lutte des peuples pour la liberté et l'émancipation.

Quatre ans à peine après la proclamation de l'indépendance du Royaume, le défunt souverain a rendu l'âme le 10ème jour du Ramadan de l'année 1380 de l'hégire (26 février 1961), laissant aux Marocains le souvenir d'un Roi patriote, engagé et courageux qui a dédié sa vie à la cause juste de son pays, bravant pour cela d'innombrables difficultés et faisant face aux manigances ourdies par les autorités coloniales, sans rien perdre de sa foi et de sa détermination.

Dans sa lutte sans relâche pour l'indépendance, feu Mohammed V tenait absolument à la concertation et la coordination avec le Mouvement nationaliste, persuadé que le recouvrement de la souveraineté ne saurait être l’œuvre d'une seule personne ou d'une seule institution, mais le fruit d'une action collective basée sur la foi et l'effort de sensibilisation et de mobilisation du peuple marocain.

Le point d'orgue de cette action nationaliste collective a été la présentation, le 11 janvier 1944, du Manifeste de l'indépendance, une démarche audacieuse qui a reflété la parfaite symbiose entre le Trône, le mouvement national et le peuple, et constitué le premier pas sur la voie de la libération du joug du protectorat.

Le 10 avril 1947, le Sultan Mohammed Ben Youssef se rendait à Tanger, en compagnie de Feu Hassan II, alors prince héritier, et de Feue la Princesse Lalla Aicha, pour prononcer un discours retentissant qui marquera l'histoire et les esprits. Et pour cause, le Souverain y formulait solennellement et explicitement, pour la première fois, la revendication de l'indépendance du Maroc, donnant ainsi des sueurs froides aux autorités coloniales qui, poussées dans leurs derniers retranchements, vont faire des mains et des pieds pour reprendre le contrôle de la situation.

Après l'échec de toutes leurs manigances, chantages et menaces destinés à faire pression sur feu SM Mohammed V pour qu'il abandonne la lutte nationale, le colonisateur monte un complot sordide contre le Sultan et l'auguste famille royale qui sont forcés à l'exil, une triste journée d'août 1953, d’abord en Corse, puis à Madagascar.

Le sinistre stratagème de l'occupant se retourne contre lui. Ayant pour but de couper les ponts entre le défunt Roi et son peuple fidèle, la déportation du Sultan Mohammed Ben Youssef soude davantage le peuple et le mouvement nationaliste derrière lui, déclenche une vague d'émeutes populaires et d'actions armées contre les forces coloniales, et fait de l'indépendance la cause, non plus d'une élite de politiques et d'intellectuels nationalistes, mais de tout un peuple mobilisé derrière son Souverain.

Cette belle épopée de patriotisme, bravoure et fidélité s'est couronnée par le retour triomphal du Père de la Nation et de l'auguste famille royale à la mère-patrie, le 16 novembre 1955, et l'annonce, une année plus tard, de l'indépendance et du début du "grand Jihad", celui de l'édification d'un Maroc nouveau et moderne.