Le Caire consacre Nourddine Saïl

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Noureddine Sail, vice-président de la fondation du festival international du film de Marrakech, reçoit le Prix Naguib Mahfouz, « Pyramide d’or honorifique ». Récit d’une belle aventure

Prévu pour le 9 au 18 novembre, la 36ème édition du festival du film du Caire couronnera Noureddine Saïl en même temps que quatre grandes personnalités du paysage culturel et cinématographique mondial. Il s’agit du réalisateur allemand Volker Schlondorff, l’ancien ministre français de la Culture et actuel président de l’Institut du Monde arabe, Jack Lang, l’artiste égyptienne Nadia Lotfi et l’acteur français Taher Rahim. Pour Saïl qui remercie le film du Caire, « c’est une reconnaissance du festival International du Film de Marrakech et du travail accompli par le CCM au service du cinéma marocain.

Nourddine Saïl, l’homme du cinéma marocain

Jeune professeur de philosophie de 29 ans et déjà sémillant président de la Fédération Nationale des Cinéclubs, sa carrière n’est plus à raconter.

Un regard profond qui trahit une culture et une intelligence difficiles à dissimuler, Noureddine Saïl, directeur général du centre cinématographique marocain, qui ne laisse jamais indifférent, a marqué Le cinéma marocain autant par son attachement à la liberté de création que par sa capacité à générer les soutiens nécessaires au développement du secteur, un développement pas toujours au goût de tout le monde, notamment les conservateurs islamistes.

C’est en 1978 que Saïl fait entrer le cinéma à la radio marocaine : Ecran noir fera pendant quatre ans le bonheur des cinéphiles et recrutera de nouveaux amoureux des salles sombre. En 1980, il part à la conquête du petit écran avec une émission de projection d’un film suivi d’un débat, Aflam qui sera remplacée en 1985 par cinéma de minuit.

Mais comme nul n’est prophète en son pays, Saïl entame en 1989 un « exile » de dix ans à Paris, qui est en fait une formidable promotion au sein de Canal plus Horizon.

Pour autant, il n’hésitera pas en 2000 à quitter Canal+, appelé par le roi à prendre en charge la direction de 2M en 2000. Sous sa direction, la grille de 2M se diversifie et les programmes se feront sous le label de la proximité avec les téléspectateurs.

Trois ans plus tard, Saïl prend la tête du CCM, et devient en septembre 2003 le centre de cet univers qui l’a toujours passionné. La suite on la connait, une floraison de films et de festivals nationaux et internationaux dont le plus beaux et le plus célèbre, le festival international du film de Marrakech.