Afrique du Sud: L’armée déployée dans les points chauds de la criminalité au Cap

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Johannesburg - Le gouvernement sud-africain a annoncé, jeudi-soir, le déploiement d’éléments de l’armée dans les points chauds de la criminalité au Cap, premier hub touristique du pays arc-en-ciel.

La National Defence Force sera impliquée dans les efforts visant à combattre la criminalité au Cap, a dit le ministre de la Police, Bheki Cele.

Le responsable, qui s’exprimait à l’occasion de la présentation du budget de son département au parlement sud-africain, a indiqué que la décision a été prise en réponse aux appels lancés sur les médias sociaux par les habitants du Cap.

Cele a fait savoir que la décision a fait l’objet de discussions avec le ministre de la Défense Nosiviwe Mapisa-Nqakula, suite au meurtre de 13 personnes le weekend dernier dans la région du Cap.

Le président Cyril Ramaphosa a validé la décision, a ajouté le ministre, précisant que les éléments de l’armée seront déployés dans la ville pendant une période de trois mois renouvelables.

L’Afrique du Sud est gangrénée par une forte criminalité. L’an dernier, plus de 20.000 personnes ont été victimes de meurtres, soit 57 par jour, des chiffres qui font de l’Afrique du Sud l’un des pays les plus dangereux au monde.

Contrairement à une opinion largement répandue, le taux d’homicides pour 100.000 habitants a toutefois chuté depuis la fin du régime de l’apartheid. En 1994, le pays, au bord de la guerre civile, enregistrait 74 homicides quotidiens.

Les habitants plus aisés vivent aujourd’hui cloîtrés dans des complexes ultra-sécurisés, derrière des murs hérissés de fils électriques et de caméras et sous la protection de gardes armés.