Le syndrome du cœur brisé

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Après plusieurs années au travail et un quotidien stressant au bureau, le malade voit, un jour, des petites tâches noires devant les yeux, il est très fatigué et soudain le cœur se contracte ; Les palpitations sont différentes, le ventricule droit se dilate ; C’est le syndrome du cœur brisé, le « chagrin de travail ».

« Ce n’est pas un infarctus non, c’est un Tako Tsubo ». C’est la phrase qu’ont entendu ces patients après examen échographique. Mais quelle relation faut-il faire avec le travail ? Les symptômes sont souvent en rapport avec le burn out, car le tako tsubo, c’est le burn out du cœur. Souvent, à la maison c’est doux, réconfortant, confortable, alors qu’au travail, c’est laborieux, et puis vient un jour où, on a l’impression que les opérations qu’on effectue ont perdu de leur sens, qu’il y a un manque de reconnaissance, que les aboutissements de nos travaux sont absurdes, qu’on est victime d’un management brutal…

Parfois, les causes qui déclenchent la maladie sont simplement liées aux contrariétés, un grand chagrin, une dispute avec un collègue, et parfois même des incidents paraissant anodins à première vue, car l’intensité est variable selon les individus.  

Les femmes seraient plus touchées par ce syndrome, 70% des victimes, surtout lorsqu’elles sont âgées de 55 à 75 ans. En effet, jusqu’à la ménopause, les hormones féminines les protègent, mais cette protection baisse lorsque le taux d’œstrogène diminue. Ainsi, des pathologies cardiaques sont devenues la première cause de mortalité chez les femmes, avant la place qu’occupe le cancer du sein.

En fait, le Tako tsubo n’est autre qu’une myocardite de stress voire même une affection transitoire du muscle cardiaque qui n’était pas repérée par les cardiologues.  Mais il ne faut pas s’en inquiéter plus que cela, les décès sont rares, 1 à 3% des cas, et les symptômes disparaissent spontanément, après 1 à 4 semaines. Quant au traitement, il comprend le traitement de l’insuffisance cardiaque et de l’aspirine ou des diurétiques.

Une leçon de moral à partager ? Oui, ces souffrances dues au travail sont difficiles à expliquer, soit.  Mais aujourd’hui, il est quasi impossible de déplorer ces malaises socioprofessionnels tant le simple fait d’avoir un travail est considéré de nos jours comme un privilège ! C’est sinistre, et c’est dommage.