Mark Zuckerberg rejette les appels au démantèlement de Facebook

5437685854_d630fceaff_b-
408
Partager :

Le PDG de Facebook Mark Zuckerberg a balayé jeudi 23 mai les appels au démantèlement du réseau social pour atteintes aux règles de concurrence, réfutant l'idée que l’entreprise soit devenue trop dominante.

Lors d’un appel téléphonique avec la presse, M. Zuckerberg a rejeté les récents appels par plusieurs candidats à la primaire démocrate et un co-fondateur de Facebook pour demander au régulateur fédéral de forcer l’entreprise à se séparer de WhatsApp et d’Instagram.

"Je pense que cela va de soit que nous existons dans un environnement particulièrement dynamique et compétitif où de nouveaux services apparaissent tout le temps", a affirmé M. Zuckerberg.

Le PDG de Facebook a qualifié l’argument que l’entreprise était devenue trop dominante en tant qu’acteur publicitaire de "tiré par les cheveux", notant que la société contrôle environ un cinquième du marché publicitaire mondial.

Le co-fondateur de Facebook, dont l’entreprise est régulièrement pointée du doigt pour des questions de sécurité électorale et d’entrave à la vie privée, a expliqué qu’un démantèlement rendrait plus difficile la résolution de ces défis.

"Je ne pense pas que le remède consistant à démanteler l’entreprise puisse résoudre" ces problèmes, a-t-il dit. "Je pense plutôt que ça rendra les choses bien plus difficiles".

Il y a quelques semaines, le co-fondateur de Facebook, Chris Hughes, avait appelé au démantèlement du réseau social, mettant en cause le monopole de Facebook sur le marché et le pouvoir inégalé de son dirigeant Mark Zuckerberg.

Depuis deux ans, les scandales se multiplient autour de la gestion de Facebook, ses pratiques en matière de protection de la vie privée face aux fuites de données, la lenteur de la réaction face l'influence russe, aux fake news et à la propagation de la violence.