Mawazine : La scène du Bouregreg, au pied des Oudayas, déclare sa flamme à la musique africaine

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Rabat - Beaucoup de grandes villes à travers le monde organisent des festivals réunissant les meilleurs musiciens du moment, mais toutes n'offrent pas une vue imprenable sur la Kasbah des Oudayas, inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco. C’est le cas de la scène du Bouregreg du Festival Mawazine-Rythmes du Monde qui se tiendra du 21 au 29 juin à Rabat sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI. 

Cette scène, qui tire son nom du fleuve éponyme séparant Rabat de Salé, réunira une fois de plus les meilleurs artistes africains et permettra à son public de vibrer aux rythmes des sonorités les plus en vogue d'un continent émergent. 

Comme le veut désormais la coutume, l’événement organisé par l'Association Maroc-Cultures offrira un panorama de ce que l’Afrique a de plus beau à voir et à écouter. 

Plusieurs moments forts sont au programme, à commencer par le concert d’ouverture prévu le vendredi 21 juin avec le groupe sud-africain BCUC. Mêlant free jazz et hip hop, le groupe donnera le ton de cette programmation haute en couleurs. 

Le lendemain (22 juin), l’intensité ne baissera pas d’un cran avec une ambiance congolaise assurée par le groupe Kokoko venu tout droit de Kinshasa et qui se produira pour une première partie pleine d’énergie avant de céder la scène à la sud-africaine Maya Wegerif, alias Sho Madjozi, qui mettra en avant ses racines avec des paroles en xitsonga et en swahili. 

Dimanche 23 juin, la soirée s’annonce extatique avec la présence d’une figure emblématique du rap francophone, Kery James. 

Ce militant de la première heure, chantera, sans doute en chœur avec le public rbati, les paroles de son dernier album, J'rap encore, mais aussi les lyrics qui ont fait son succès depuis ses débuts en 1992. 

Kandia Kouyaté, Mamani Keita, Rokia Koné, Angélique Kidjo, Nneka, Mariam Koné, Mouneissa Tandina et Pamela Badjogo sont huit divas réunies au sein du collectif des Amazone d’Afrique et engagées dans la lutte contre les violences faites aux femmes. 

Elles seront à l’honneur lundi 24 juin et chanteront pour sensibiliser le public au combat pour les femmes et contre les barbaries dont elles sont victimes.

Changement d’ambiance le mardi 25 juin avec Delgres, un groupe de trois musiciens qui invitera le public à partir en quête de soi grâce à une musique qui explore les racines ensevelies à la recherche d’un blues personnel et intime.

Vient ensuite le tour de Youssoupha, une des principales têtes d’affiche de la 18è édition du Festival, qui, fort de la puissance de son verbe, lâchera son flow engagé pour faire le show mercredi 26 juin.

Jazz, funk, free, soul, blues et rock seront mis en avant jeudi 27 juin avec l’exceptionnel Kamasi Washington qui offrira au festivalier un mix de musique ayant assuré sa notoriété et sa renommée outre-Atlantique.

L’Afro-funk, musique phare du continent durant les années 1970, s’offrira une deuxième naissance sur la mythique scène du Bouregreg, vendredi 28 juin, grâce au chanteur togolais Peter Solo et son groupe Vaudou Game. 

Enfin, la scène clôturera en beauté grâce aux compositions de Koba LaD qui ne manquera pas de faire bouger les festivaliers, le samedi 29 juin, par le biais de ses hits dansant qui ont fait de lui l’un des rappeurs les plus en vue sur YouTube. 

C’est donc en plein cœur de Rabat, ville lumière, que les meilleures sonorités africaines se donnent rendez-vous pour faire vivre des moments d’exceptions aux férus de musique dans le cadre du Festival Mawazine-Rythmes du Monde.