Un musée à Copenhague s’acquiert la météorite martienne la plus rare retrouvée au Maroc

5437685854_d630fceaff_b-
267
Partager :

Le Musée d'Histoire Naturelle (NHM) à Copenhague vient d’acquérir une pièce de 44 grammes provenant d’une météorite communément connue sous le nom de « Black Beauty », littéralement « Beauté Noire », qui a été trouvée dans le désert du sud du Maroc en 2011.

« C'est très excitant. Black Beauty est très rare et spéciale, car elle contient de petits morceaux de la croûte originale de Mars », a déclaré mardi 18 avril à Videnskab.dk Martin Bizzarro, chef du centre de la formation des étoiles et des planètes au musée NHM.

La météorite NWA 7033/34 fait partie d’environ 130 corps célestes provenant de Mars qui ont été trouvés sur la terre.

« En l'examinant, nous pouvons acquérir de nouvelles connaissances sur la façon dont Mars a été formé et comment il s'est développé. À 44 grammes, c'est la plus grande partie de Black Beauty qui a été mise de côté pour la recherche, de sorte qu'il sera possible de répondre à une toute nouvelle série de questions et d'analyser des choses qui ne l'ont pas été auparavant », a expliqué le même expert.

Selon Bizzarro, le prix d'un gramme de Black Beauty s'élève à environ 10 000 dollars américains, ce qui fait que la valeur de la pièce de 44 grammes est de plus de trois millions de couronnes, bien que le chercheur n’a pas révélé le montant exact de son acquisition.

Il a toutefois fait savoir que le centre qu’il dirige a réussi à réduire le prix en offrant des météorites provenant de la collection de NHM, ainsi que l'utilisation de fonds provenant de différentes fondations.

Alors que Black Beauty a été découverte en 2011, ce n'est qu'en 2013 que son origine martienne a été établie, avec un âge d'environ 4,5 milliards d'années, soit le deuxième corps le plus ancien du genre trouvé sur terre.

Auparavant, les chercheurs américains avaient utilisé de petites parties de cette météorite pour cartographier le climat de la Planète rouge.

Les chercheurs s'attendent à pouvoir finir de tester la météorite d'ici 2019, avant de la rendre disponible pour l'exposition au NHM.