Qui, à Washington, a voulu la peau d’Erdogan ?

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J’ai un ami qui me nourrit régulièrement de textes et d’analyses qu’il glane un peu partout. Je l’ai rarement remercié, voilà qui est fait. Cette fois-ci, connaissant mon faible pour la théorie du complot, il m’a adressé un article qui l’alimente bien. C’est une analyse qui raconte « comment Poutine a fait échec et mat au coup d’Etat d’Obama en Turquie ».

Cette analyse est publiée dans un blog au titre évocateur : La Cause du peuple. Malgré la connotation maoïste de ce titre, le blog parait pro-russe, ce qui  n’enlève rien à ses qualités. Vous pouvez consulter cet article, mais pour vous le résumer, grossièrement, il rappelle que les chasseurs qui ont conquis le ciel turc la nuit du coup d’Etat ont décollé de la base américaine d’Incirlik en Turquie, ce qu’ils ne pouvaient faire dans le dos du commandement américain, qu’Erdogan a été mis au courant du coup d’Etat bien avant le passage à l’acte par Poutine dont les services avaient réussi à collecter une série de renseignements et constitué un dossier documenté sur les préparatifs ; et last but not least, les chasseurs turcs allaient tirer sur l’avion d’Erdogan n’eut été les chasseurs et les missiles des Russes qui les ont menacés de les abattre si jamais ils passaient à l’acte.

L’auteur de l’article pousse la théorie du complot assez loin pour évoquer le gouvernement de l’ombre, une mafia supra nationale, qui décide de nos vies et de nos sorts. Il n’en demeure pas moins que l’implication des USA et de l’Occident en général est une thèse plausible ou bien plus que plausible. Les Marocains qui ont vu les F5 décoller de la base militaire américaine de Kénitra pour tenter, avec le même succès qu’en Turquie, d’abattre le Boeing de Hassan II en août 1972, peuvent facilement adhérer à cette thèse que d’autres faits corroborent. Comme le long silence radio des capitales occidentales pendant le déroulement de la tentative de coup d’Etat.

Pour autant rien ne justifie ou n’excuse l’ampleur de la purge menée par le président turc qui saisit l’aubaine pour éradiquer toute opposition en mesure de tenir tête à son autoritarisme. Autoritarisme n’étant ici qu’un euphémisme.