C’est plus marrant avec Macron

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Ce qu’Alger compte comme responsables et journalistes ne dorment plus. Depuis qu’Emmanuel Macron, président frais émoulu de la France, a décidé d’effectuer sa première visite aux pays du Maghreb.

Sacrilège ! Ce président OVNI a rompu avec une tradition bien établie qui veut qu’un chef d’Etat des anciens colons fraichement élu commence ses visites au Maghreb par Alger. La presse algérienne très minutieuse explique que ce réflexe de passer d’abord par Alger est devenu pavlovien depuis que Jacques Chirac a accédé à L’Elysée en 1995.

Mais quid d’avant celui qu’ils qualifient de grand ami du Maroc, accessoirement époux de Bernadette Chirac ? Rien. François Mitterrand, rien. Valéry Giscard d’Estaing, rien. Georges Pompidou, Rien. Charles de Gaulle, rien.

Et avant de Gaulle ? Rien non plus, l’Algérie était française.

N’en rions pas trop, les choses avaient bien commencé. Le candidat Macron  avait zappé la Tunisie et fait l’impasse sur le Maroc. Ils étaient heureux les Algériens de l’avoir à ce moment là pour eux tout seuls, d’autant qu’au grand dam de la majorité des Français, celui qui n’était encore que le potentiel futur président de l’Hexagone  avait reconnu les crimes de son pays en Algérie à l’époque coloniale.

Ramatane Laamamra, encore chef de la diplomatie algérienne il y a quelques semaines, l’avait qualifié d’ami de son pays. La chute n’en a été que plus dure.

Le plus marrant, c’est que l’Algérie, dans sa drôlerie anti marocaine, ne s’aperçoit pas qu’elle se comporte avec les présidents français comme la seconde épouse d’un bigame qui se rend en premier lieu chez sa première.

Qu’elle se rassure. Le Maroc n’est pas marié à la France. Monogame, la patrie marocaine n’a qu’un époux, le Maroc.