De l’eau dans le gaz du PPS

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De ministre déléguée à ministre délogée. Sans ménagement.  Excusez-moi, le jeu de mots est facile, mais le limogeage de Charafat Afilal de son poste à l’eau avec des méthodes de déménageur, ne m’a pas beaucoup inspiré.

Je savais les islamistes pas très portés sur la galanterie, mais je ne croyais pas le  chef du gouvernement, notre Saâdeddine El Othmani national, capable de pareilles goujateries.

Dissoudre comme du bicarbonate tout un département sans en piper mot à son titulaire et sans tenir compte d’un allié au sein de la majorité, qui –il est vrai- seul à se croire dans une alliance stratégique, relève du mépris doublé d’une trahison.

Malheureusement il n’y a pas de Cour martiale, ou de cour tout court, pour les politiciens.

Si les islamistes du PJD dont je n’attends rien…de bon, m’insupportent,  les gens du PPS commencent à m’indifférer. Ils ne veulent pas se rendre compte que leurs théories, l’une après l’autre, tombent à l’eau.

Claque après claque et ils s’accrochent. Ce n’est plus du christianisme, mais du stoïcisme qui frôle ou se confond avec le masochisme. Pour se réunir sur le cas de Charafat Afilal il leur a fallu plus d’une semaine et encore quelques autres pour réunir le comité central certainement pour entériner l’indécision-décision des camarades.

En dehors du gouvernement, point de salut. Leur problème est qu’ils le savent que trop alors que parfois ne pas savoir peut être salvateur. Alors, tasse après tasse ils trinquent et s’accrochent comme un naufragé désespéré à leur alliance stratégique comme à une bouée trouée, ignorant volontairement que gouvernement ou pas gouvernement, ils coulent, nos amis.