Le parcours cent fautes de Faouzi Lakjaa

177
Partager :

Depuis l’élimination de la Coup de l’Afrique des Nations il n’y en a plus que pour le président de la Fédération Royale Marocaine de football. Faouzi Lakjaa est cuisiné à toutes les sauces, accusé de tous les maux, soupçonné de toutes les prévarications. Ça va du comportemental à la dilapidation de milliards, allez savoir si c’est en centimes ou en dirhams, si ce n’est en dollars ou en euros.

Sans preuves.

De mémoire d’homme, jamais président de fédération n’a autant dégusté. A sa place, pour me laver de tout soupçon, je me porterai volontaire pour un audit de la Cour des Comptes. Ne serait-ce que pour retrouver les bras de Morphée. Mais peut-être que lui il a pris l’habitude de dormir sur ses lauriers.

Au fond de quoi est-il coupable ? 

D’avoir perdu l’organisation de la coupe du Monde 2026 ? Mais il avait en face de lui Donald Trump himeself. Avec le soutien actif de l’Arabie Saoudite.

D’avoir quitté la coupe du monde 2018 au premier tour ? Mais il avait devant lui Cristiano Rolando et des Iraniens chanceux. 

D’avoir été sorti de la CAN 2019 la queue entre les jambes ? Mais il avait devant lui, il avait devant lui qui ? Les Béninois. Eh oui, le Béninois, et alors…

Le foot est ainsi, il a des raisons que la raison ignore et le ballon a cette particularité d’être imprévisible, il n’en fait qu’à son cuir. 

Les partisans de Faouzi Lakjaa, sous son instigation ou non, veulent créditer l’idée que le président de la FRMF est victime d’un vaste complot qui cible le Maroc et son leadership, où l’on croise pêle-mêle la Loge P2, la France, la Tunisie, l’Afrique du Sud et les hautes autorités d’Alice au pays des merveilles. 

Molo les potes, les mauvais contes ne font pas les bons amis. Lorsque Cristiano a marqué contre le Maroc à cause d’un mauvais placement de la défense, il n’y avait pas Salazar sur le terrain, ni l’Ayatollah Khomeiny quand les iraniens ont sorti les Marocains en coupe du Monde. Pas plus qu’il n’y avait Mathieu Kérékou ou le zaïrois Mobotu Sese Seko quand un jouer marocain a raté un pénalty contre le Bénin. 

Soyons sérieux un instant, quand on a fait un parcours cent fautes, on n’attend pas qu’on vous pousse vers la sortie, on prend la porte avec panache. Ce n’est pas dans la culture marocaine de rendre le maillot ? Il y a un début à tout.