La leçon de Las Remblas

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Wikipédia recense plus de terroristes marocains de l’immigration que d’artistes. Alors de grâce, épargnez-nous les dénégations de tous ceux qui ne veulent pas entendre simulant la surdité et ceux qui, affectant une cécité coupable, refusent de voir

Ca y est. La chasse à l’homme a pris fin lundi dans la soirée. Après quatre jours de fuite, Younes Abouyakoub, 22 ans,  est tombé sous les balles des Mossos d’Esquadra. Si tant est qu’il en avait une, il a rendu l’âme dans un vignoble, tout près d’une station d’épuration. Il est le dernier maillon d’une cellule entièrement démantelée, responsable de l’attentat de Barcelone. Et par la force des choses,  elle donne, à nous Marocains, l’occasion de revenir encore une fois sur nos terroristes. Oui. Nos terroristes. N’en déplaise à ceux qui se complaisent dans le déni.

Les faits sont têtus. Sur le sol européen, depuis 13 ans, les actions terroristes, les plus structurées, les plus nombreuses, celles qui ont le plus profondément et le plus durablement marqué les esprits, ont deux points communs, deux constantes : Elles sont le fait de Marocains. Elles sont toutes commises au nom d’Allah.

Faut-il pour cela rappeler Madrid de mars 2004 ? Prés de 200 morts et  plus de 2000 blessés ! La même année, n’est-ce pas la sauvagerie de l’assassinat public de Théo Van Gogh par un Marocain qui a, et c’est peu dire, contribué à la modification même de l’ADN de la société hollandaise ! Les attentats de Paris, en novembre 2015, ne sont-elles pas, pour l’essentiel, sous le commandement d’Abaaoud et de Salah Abdeslam, deux Marocains amazighs, l’un du Rif et l’autre du sud ! Les 32 morts et 340 blessés de l’aéroport et d’une station de métro de Bruxelles, le 22 mars 2016, ne sont-ils pas les victimes de l’équipée sauvage d’une fratrie marocaine. Larossi Abballa n’est-il pas celui qui a égorgé froidement la mère devant son gamin après avoir exécuté le chef de famille de ce couple de policier, à Magnanville… Wikipédia recense plus de terroristes marocains de l’immigration que d’artistes. Alors de grâce, épargnez-nous les dénégations de tous ceux qui ne veulent pas entendre simulant la surdité et ceux qui, affectant une cécité coupable, refusent de voir.

Avec Barcelone, c’est 14 morts, 100 blessés et un drôle sentiment de soulagement. Car la cellule marocaine envisageait un dessein beaucoup plus apocalyptique. Le plan A, ça aurait dû être pas moins de 120 bobonnes de gaz dans des voitures piégées avec du TATP. C’est en manipulant le peroxyde d’acétone que le chef de fil, un imam, a disparu mercredi soir, dans la villa d’Alcanar. Le groupe de jeunes, contrarié et livré à lui même, a improvisé un plan B, plus light et plus low-cost, pour le jeudi soir. Las Remblas n’est qu’un massacre de substitution.

Du coup, les jeunes, entre 17 et 22 ans, ont réussi, avec peu de moyens, un coup d’éclat. Et ils ont fait mal. Très mal. Ils ont frappé la Tour de Babel, la ville monde, ouverte et insouciante. Ils ont tué, blessé et touché 35 nations. Oui, aujourd’hui il y a au moins 35 peuples dans le monde qui savent qu’un adolescent marocain  est capable de gestes dénués de toute humanité.

Plus que cela. Avec Barcelone et c’est singulier,  on a pour une fois un imam à la manœuvre. Le responsable de la mosquée de Ripoll est pris la main (ou ce qui en reste après l’explosion) dans le sac.  Selon les mamans affligées (comme à chaque fois) qui déplorent l’absence du père (comme à chaque fois, il est au bled), l’imam se serait emparé des cerveaux de jeunes en mal d’autorité. Il a corrompu leurs âmes au lieu de les purifier.

Et puis, mon dieu, quel imam ! Cette crapule est passé par la case drogue, puis la case prison avant de s’emparer de la mosquée d’une petite ville. Il a abandonné, momentanément, l’action au profit du sermon. Ça en dit long sur le contrôle du champ religieux musulman et sur ses dysfonctionnements. Ainsi les brebis égarés sont livrées aux loups. La rédemption, je veux bien ! Mais tout de même ! Comment, avec la sensibilité du dossier, on a pu laisser faire cela ? Qu’est ce que un ancien délinquant vient faire dans les affaires de Dieu. Ou les responsables, aussi bien Marocains qu’Espagnols, étaient au courant et c’est grave. Ou ils ne l’étaient pas et c’est pire.