La voie écologique

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La dernière frontière politique possible, après la victoire absolue du libéralisme et l’effondrement de la social-démocratie, est celle de l’écologie.

Les dernières élections européennes le montrent indubitablement. Toute politique sociale qui ne passe pas par l’écologie sociale est une politique qui n’a aucune chance de prospérer. L’avenir même d’idée de progrès est aujourd’hui strictement lié à la question de l’écologie.

Chez nous, où nous sommes désespérément à la recherche d’un nouveau modèle économique plus inclusif, qui prend en compte la dimension écologique et son côté vital pour notre avenir et celui de la planète ? Presque personne.

Les partis politiques marocains sont aujourd’hui dans leurs idéologies, leurs programmes, leurs leaderships et leurs organisations incapables de prendre en charge la dimension cruciale de l’écologie dans leur projection. Ils sont encore moins capables de livrer des visions, des stratégies ou des plans d’action en la matière.

La prise en charge par SM le Roi Mohammed VI du volumineux dossier stratégique de la transition énergétique a sauvé les ambitions du Maroc dans ce domaine. Si, aujourd’hui, nous avons une vision pour l’énergie solaire ou éolienne, nous le devons à cette anticipation royale

Mais le problème n’est pas que sectoriel ! Il touche notre cadre de vie, notre urbanisme, notre rapport à l’hygiène publique, nos rapports sociaux, notre rapport à la nature, nos interventions sur les paysages, notre croissance, notre manière de penser le travail, etc. C’est un tout !

Cela touche également notre rapport à la démocratie, au progrès social et à notre manière de faire de la politique.
Au Maroc, les rares politiques qui ont fait la différence sont soit d’initiative royale ou l’émanation de certaines politiques publiques. Les collectivités territoriales sont, à part quelques exceptions, loin du compte. Nos villes, nos régions, nos communautés urbaines ou rurales restent en marge de ce grand mouvement qui va structurer l’action publique et réorganiser notre cadre de vie pour le 21ème siècle.

Comment faire la politique autrement ? Cette question qui date du début du 20ème siècle a trouvé sa réponse. Conjuguer le progrès et l’action publique, c’est agir en tenant compte des défis écologiques qui ne sont plus que nationaux. Ils embrassent désormais la planète dans son entièreté et dans sa durabilité.