L’Unesco met en garde contre la disparition de près de la moitié des langues dans le monde

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L'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) a mis en garde contre la disparition de près de la moitié des langues parlées dans le monde avant la fin du siècle.

Près de 90% des langues risquent de disparaître avant la fin de ce siècle, a averti la représentante de l’organisation au Pérou, Magaly Robalino, à l’occasion du lancement, mardi 13 février de l'Année internationale des langues autochtones au Pérou, qui en compte 48.

"Toutes les deux semaines, une langue disparaît", a-t-elle déploré, en relevant qu’“avec la disparition de chaque langue, une partie de la vie humaine est perdue à jamais. Ce n’est pas seulement un moyen de communication qui disparaît, mais aussi une culture, une richesse de connaissances, un système intellectuel, un moyen de voir le monde, un système de relations et de valeurs familiales et la force de la citoyenneté", a-t-elle assuré.

La représentante de l’Unesco au Pérou a également mis en relief les efforts engagés par le gouvernement du pays andin pour protéger 48 des 55 langues utilisées par les peuples, dont le Quechua, parlé par 3,7 millions de personnes.

Dans une allocution de circonstance, le président du Pérou, Martin Vizcarra, a indiqué que 4,5 millions de personnes, soit 15% de la population, parlent l’une des 48 langues du pays, dont 44 sont parlées par les peuples de la région de l’Amazonie et quatre par ceux de la région des Andes et du Pacifique.

Il a également réitéré l’engagement de son gouvernement à tout mettre en œuvre pour protéger ces langues de la disparition, en soulignant que l’Etat est tenu de promouvoir la diversité culturelle et de protéger les langues autochtones.

"Nous mettons en relief notre diversité et nous l'acceptons. Le chemin à suivre est de promouvoir cette diversité par le biais des ministères de la Culture et de l'Éducation et de l'État dans son ensemble. Nous sommes tenus de suivre cette voie”, a assuré M.Vizcarra.

Le lancement de l'Année internationale des langues autochtones a été marqué par la participation de responsables du ministère de la Culture, ainsi que de représentants des communautés dont les membres parlent les différentes langues autochtones du pays.