La France accueillera bientôt ses imams

5437685854_d630fceaff_b-
621
Partager :

La France est le seul pays non africain à être représenté à l’Institut Mohammed VI de Rabat. L’institut forme 1.400 élèves pour devenir les futurs cadres du culte musulman sunnite du Maroc, de l’Afrique de l’Ouest et de la France.

Le Maroc forme les imams français de demain et la première promotion forte de dix-neuf élèves, est attendue pour le mois de décembre, selon le journal Le Monde .

''Ils sont soixante-sept étudiants venus de l’hexagone pour obtenir un diplôme d’imam professionnel à l’Institut Mohammed VI de Rabat. La première promotion – dix-neuf élèves – est attendue pour le mois de décembre’’, indique le journal dans un reportage-photos sous le titre: ‘’Le Maroc forme les imams français de demain’’.

A l’Institut Mohammed VI de Rabat, un havre de sérénité, niché en plein cœur de la capitale marocaine, 1.400 élèves sont formés pour devenir les futurs cadres du culte musulman sunnite du Maroc, de l’Afrique de l’Ouest et de la France.

Au milieu des élèves marocains, maliens, nigérians ou ivoiriens de l’Institut, des étudiants venus de l’hexagone pour obtenir un diplôme d’imam professionnel, parmi eux dix Françaises qui vont devenir morchidate (prédicatrices), observe le quotidien.

L’intégralité de la formation est prise en charge par le royaume et tous les disciples sont logés, nourris et perçoivent une bourse mensuelle. Au programme de leur formation : cours d’arabe, jurisprudence islamique, dogme, sciences du coran, explications des versets et récitations, détaille le journal.

‘’Envoyés à l’initiative de l’Union des mosquées de France (UMF), la plupart de ces jeunes n’avaient pas trouvé de formation adaptée : les quelques instituts privés proposant des formations en France sont trop chers et pas forcément de bonne qualité’’, souligne Le Monde.

La France est le seul pays non africain à être représenté à l’institut, rapporte le journal qui rappelle que la France a signé une déclaration conjointe avec le Maroc en 2015 pour l’envoi de 50 étudiants par an, en attendant de former les imams sur son propre territoire.