La première édition du salon maghrébin du livre d’Oujda, une réussite

5437685854_d630fceaff_b-
670
Partager :

La première édition du salon maghrébin du livre "Lettres du Maghreb", tenue à Oujda sous le thème "Dire la jeunesse, écrire l'espoir", avec la participation d’intellectuels et d’éditeurs du Maghreb et d’ailleurs, a été '’un succès’’, ont affirmé les organisateurs

Pas moins de 43.000 personnes ont visité le salon et 36 institutions et établissements publics et privés ont pris part à cette édition, placée sous le patronage du roi Mohammed VI, a indiqué le président de l’agence de développement de l’Oriental, président du salon, Mohamed Mbarki lors d’un point de presse, tenu ce dimanche 24 septembre au terme de cet évènement.

Ce salon, le premier du genre dédié aux écrivains maghrébins dans la région, a rassemblé quelque 22 institutions et 14 professionnels de l’édition, a précisé Mbarki, faisant état également de la participation de 160 intellectuels de renom aux 34 panels programmés lors de ce rendez-vous culturel d’envergure.

Quelque 1000 personnes ont assisté à ces rencontres, animées par une pléiade de romanciers, nouvellistes, poètes, et chercheurs venus des cinq pays du Maghreb, du Sénégal et de pays européens, a-t-il fait savoir.

En marge de cette édition, 16 rencontres écrivains-public ont été organisées de même que 600 élèves d’écoles publiques et privés ont participé à des ateliers pour encourager la lecture chez les jeunes, a-t-il encore ajouté.

Pour sa part, Abdelkader Retnani, président de l’union professionnelle des éditeurs du Maroc et membre du comité d’organisation, a indiqué que ce salon est le fruit de deux années d’efforts soutenus, estimant que «le défi a été relevé» à plusieurs niveaux.

Il s’est félicité dans ce sens de la qualité des débats et des invités, de la fréquentation importante du public et du choix pertinent des thèmes abordés lors des panels.

La quatrième et dernière journée de cette manifestation a été marquée notamment par l’organisation de deux tables rondes axées sur ‘’la représentativité du Maroc dans les salons internationaux du livre’’ et ‘’mémoire juive de l’Oriental marocain’’.

Le salon maghrébin du livre "Lettres du Maghreb" se veut un espace de débat et d’échange et nourrit l’ambition de devenir une véritable vitrine pour la littérature marocaine et maghrébine.

Il a également pour ambition, selon ses initiateurs, de ‘’définir une vision voire une orientation pour enrichir le débat sur la culture et autour des questionnements sur ce que nous sommes, nous autres Maghrébins, pour pouvoir se positionner par rapport à ce qui se passe dans le monde».

Outre les tables rondes, les ateliers de formation, les lectures poétiques et les projections qui ont ponctué les journées de cette édition, un symposium pour la promotion du prix international du Roman arabe, connu sous l'appellation d'Ipaf (International prize for arabic fiction) a été organisé en présence de plusieurs noms ayant gagné ce prix ou y ont participé.

Les organisateurs aspirent à ce que la «Nadwa», un atelier pour jeunes écrivains organisée chaque année par l’IPAF aux Emirats-Arabes-Unis, contribue à la création d’une édition maghrébine de ce forum pour encourager les talents du Grand Maghreb.

Etaient également au menu de cette édition, des rencontres en hommage à plusieurs figures de la littérature et de la pensée maghrébines, dont Fatima Mernissi, Assia Djebar, Mohamed Arekoun et Mohammed Abed Al-Jabri.