Moussem d’Assilah : le Tunisien Hassouna Mesbahi, lauréat du prix Mohammed Zefzaf

5437685854_d630fceaff_b-
1460
Partager :

Le 6-ème prix Mohammed Zefzaf pour le roman arabe a été décerné, mercredi, à l’écrivain tunisien Hassouna Mesbahi en hommage à son parcours littéraire et romancier, riche et diversifié au cours des trois dernières décennies, et ce en marge du 38ème Moussem culturel international d’Assilah.

Ce prix a été décerné à “un ami du Maroc, de la culture marocaine et du Moussem culturel international d’Assilah ” en reconnaissance de ” sa sensibilité narrative distinguée dans l’écriture romancière “, a indiqué, à cette occasion, le critique littéraire Charafdine Majdouline.

Le prix Mohammed Zefzaf, qui a été remis auparavant aux anciennes figures de proue du roman arabe Tayeb Saleh (Soudan), Ibrahim El kouni Lybie), Moubarak Rabie (Maroc), Hanna Mina (Syrie) et Sahar Kalifeh (Palestine), a été attribué cette fois-ci à un écrivain de la nouvelle génération, a- t-il affirmé, faisant remarquer que les écrits de l’auteur reflètent  ” les déceptions d’un monde arabe ayant raté son rendez-vous avec l’histoire”.

Mesbahi, qui a reçu également un prix symbolique du secrétaire général de la Fondation du forum d’Assilah Mohammed Benaissa, a fait état, dans une allocution à cette occasion, de son admiration des œuvres de Feu Mohammed Zefzaf, et de sa connaissance approfondie des deux littératures marocaine et mondiale, ajoutant qu’il a été touché par sa modestie, son humilité et sa simplicité quand il l’avait rencontré pour la première fois à Casablanca.

L’écrivain a fait savoir que son roman intitulé “au revoir Rosalie ” (2001) a vu le jour à Tanger, de même qu’il avait réalisé des enquêtes journalistiques lors de son séjour à Munich (Allemagne), portant sur la vie de plus de vingt ans dans les villes marocaines d’Assilah, Fès et de Marrakech, qui ont été reprises et traduites par l’auteur Elias Canetti sous le titre “Voix de Marrakech”.

Parmi les romans de Hassouna Mesbahi, on peut citer ” Laylat Lghorabaâ ” (nuit des étrangers) (1997), ” Akharoune ” (Autres) 1998, ” histoire tunisienne”, ” journal de Munich ” (2001-2004) et ” orphelin du temps ” (2012).

Le jury de ce prix, présidé par Majdouline,  est composé de Mohamed Benaissa et des académiciens Chouaib Halifi et Abdelfatah Lahjomri (Maroc), Nader Hasan Ali Kadhem (Bahrein), Jalila Titar (Tunisie) et de Latif Zeitoune du Liban.