Pour 4 jours, Marrakech vibre aux rythmes Electronic

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Marrakech - Le coup d'envoi de la 4-ème édition du Festival Atlas Electronic a été donné, jeudi soir à Marrakech, avec un show musical époustouflant qui met à l'honneur la musique traditionnelle marocaine et africaine, en explorant de nouveaux horizons musicaux et invitant les couleurs du monde à fusionner.

Au cœur du pittoresque écolodge Villa Janna, en pleine Palmeraie de Marrakech, le public venu en grand nombre a été gratifié lors de cette soirée d'ouverture d'un riche métissage de musique électronique contemporaine et d'influences arabes et berbères, le tout mis en place dans un lieu des plus somptueux et exotiques.

Avec des fusions qui invitent à la découverte et à l'échange, le show a démarré avec une performance inédite de Jauk Armal, avant d’enchaîner avec un cocktail musical interprété avec brio par les Houariyates, James Holden et Maâlem Houssam Gania et Tarwa N Tirini, mêlant compositions et musiques traditionnelles aux rythmes modernes et occidentaux.

Durant tout le spectacle, le public a été en interaction totale avec les artistes qui ont enchanté la foule euphorique avec des morceaux innovants et créatifs reflétant l'âme de ce rendez-vous incontournable de la musique électronique internationale et locale.

Musique originale, danse, jeux de lumières, mise en scène captivante, Atlas Electronic a réuni tous les ingrédients d'une soirée réussie en plein air pour le grand plaisir des mélomanes de ce style musical. 

Dans une déclaration à la MAP, le producteur exécutif du Festival Atlas Electronic, Réda Kadmiri, a indiqué que cette édition se distingue par son focus sur la scène locale, en mettant à l'honneur les artistes marocains et africains qui représentent la majorité, notant que cette tendance va se confirmer lors des prochaines éditions.

La grande surprise de cette édition sera la participation de la légende new-yorkaise, Joaquin "Joe" Claussell, qui présentera un set hybride unique "Sacred Rythmes and Cosmic Art", résultant de son immersion culturelle, a-t-il souligné. 

Atlas Electronic est un festival dédié non seulement à la musique électro mais aussi à la musique traditionnelle, a-t-il relevé, ajoutant que les arts et la culture sont également présents à travers des workshops techniques et artistiques.

Initiée sous le signe "Moving Forward" (aller de l’avant), cette 4è édition qui dévoile un line-up inédit alliant musique, talks, débats, créations et workshops, se poursuivra jusqu’au 1er septembre, avec la participation de plus de 130 artistes représentant une quinzaine de pays, dont la moitié sont d'origine africaine.

Le festival vise à sensibiliser chaque année à la question de la mobilité interculturelle et souhaite mettre l’accent sur les inégalités quant à la liberté de mouvement et de déplacement, et leurs conséquences sur le paysage culturel mondial.

Dans ce sens, "Atlas Electronic" a mis en place une programmation qui aborde la thématique sous différents angles et à travers diverses disciplines artistiques: musique, photographie, vidéo, ateliers et débats.

En plus du line-up musical, "Atlas Electronic" offre une belle plateforme aux autres formes d’art, tel que le projet "Afrorack" de l’Ougandais Bamanyan Brian ou encore "Guedra", projet féminin de dance traditionnelle. Les festivaliers pourront, en outre, profiter de talks et de débats autour de sujets différents, dont "les droits d’auteurs" et "l’émancipation des artistes".