0.7% de la population du monde contrôle 41% des ses ressources

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couv-systeme L’inégalité économique creuse la brèche entre les classes sociales. Selon le magazine Forbes, moins de 1% de la population du monde contrôle 41% de ses ressources Selon une récente étude, publiée par le magazine Forbes et réalisée par le Crédit Suisse, la richesse mondiale a augmenté à un niveau record 263000 milliards de dollars, mais c'est de même pour l'inégalité socio-économique. L'infographie ci-dessous illustre les résultats de l’étude de Crédit Suisse et démontre à quel point la richesse mondiale est inégalement répartie. Selon le Crédit Suisse, les personnes ayant une valeur nette de 1 M $ ou plus ne représentent que 0,7 % de la population de la planète, mais ils contrôlent 41 % de sa richesse. Par ailleurs, 69 % de la population mondiale ont une valeur nette de moins de $ 10,000 et ils contrôlent seulement 3 % de la richesse mondiale. Selon Forbes magazine, le Crédit Suisse a constaté « 23 % de baisse dans le support 10.000-100.000 dollars, soit près de 14 % de la richesse du monde». A savoir qu’une personne a besoin d'une valeur nette de seulement $ 3650 (y compris la valeur des capitaux propres de son logement) pour être comptée parmi la moitié la plus riche des citoyens du monde. Cette répartition inégale des richesses du monde ne peut que favoriser la précarité. Et tant qu’il n’y a pas de stabilité et d’égalité socio-économiques il ne saurait y avoir de stabilité politique, comme l’ont d’ailleurs affirmé les experts internationaux présents au séminaire organisé par la Fondation Friedrich Ebert Stiftung et l’ICSW, ce jeudi 13 novembre, à Rabat sur « l'importance de la sécurité sociale pour le développement économique et social ». L’inégalité sociale et donc « la pauvreté est une violation des droits de l’Homme » déclarait, en marge de ladite conférence, Wouter Van Ginneken, de la Délégation Internationale de l’ONU à Genève et membre de la Coalition Internationale de la Sécurité Sociale. Il a ainsi appelé à une promotion d’un régime universel de sécurité et de protection sociale avec la « participation effective de la société civile ». « La protection sociale est un instrument efficace dans la lutte contre la pauvreté », a-t-il affirmé avant d’ajouter qu’ « elle favorise la cohésion et promeut la productivité et la croissance inclusive ». « Plus de 60% des habitants du monde sont pauvres » a affirmé, pour sa part, Adib Nehme, expert en politique sociale et dans la lutte contre la pauvreté. Il ajoute que « pour pallier à la précarité il faut passer par des politiques globales et inclusives », en d’autres termes, il faudrait éviter les politiques sélectives qui excluent et traitent les pauvres en dehors du système, comme une catégorie à part. Analysant la politique marocaine de lutte contre la pauvreté, Nehme a salué l’initiative nationale de développement humain (INDH), qu’il a qualifié d’ « initiative intelligente », étant basée sur « une réforme politique et institutionnelle, une réforme économique et enfin une réforme sociale », une trinité indissociable de la lutte contre la précarité. unnamed (1)