2015, annus mirabilis en vue

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couv-eco Pour cette année, les indicateurs sont au vert pour une reprise économique tant attendue. Renforcement escompté de la croissance économique nationale en 2015. Une reprise tant attendue par l’Exécutif que par les opérateurs économiques qui prend forme pour cette année. Selon la Compagnie Française d’Assurance pour le Commerce Extérieur (COFACE), le Maroc devrait afficher les meilleures performances économiques de la région Middle East North Africa -MENA, bénéficiant de la reprise en Europe et d'une plus grande stabilité sur le plan politique. En effet, la croissance économique dans la région MENA devrait s'établir à +2,6% en 2014 avant de s'accélérer à +3,2% en 2015. Pour sa part, le Maroc devrait surperformer la région avec un taux de croissance estimé à +2,9% en 2014 et à +4,2% en 2015. Selon COFACE, le renforcement de la croissance du Maroc en 2015 est redevable au raffermissement escompté de la croissance dans l'Union Européenne combiné à la reprise de l'activité au niveau du secteur agricole. L’instance note également la poursuite de l'accroissement des exportations agro-alimentaires vers la Russie et à la montée en puissance des ventes des industries manufacturières notamment aéronautiques et automobiles. Dans ce sillage, COFACE table sur un déficit budgétaire estimé à 5% du PIB en 2014, devant s'alléger pour atteindre 4,3% en 2015 (soit le même niveau que le Ministère des Finances) suite à la diminution graduelle des subventions sur les produits énergétiques. La dette publique devrait, quant à elle, augmenter légèrement, passant de 66% du PIB en 2014 à 66,2% en 2015. Boussaid plus confiant que jamais Face à des indicateurs au vert, Mohamed Boussaid affiche un optimisme sans précédent. Dans cette perspective le ministre de l’Economie et des Finances affirme que toute économique ne peut réaliser une vraie croissance sans développer son entreprise nationale. Il rappelle que depuis 2008, l’économie marocaine évolue dans un contexte de crise. « On a acheté la croissance avec un petit déficit », commente Boussaid lors de la sixième édition du cycle de conférence du groupe Attijariwafa bank sous le thème  « Echanger pour mieux comprendre ». Pour le ministre, le secteur de l’automobile est devenu le principal secteur exportateur avec 39,8 milliards de dirhams générés en 2014 et une croissance de 26,2% par rapport à 2013. «Cette dynamique compense largement la légère baisse des ventes des phosphates et dérivés »… Ceci dit, le taux de croissance économique devrait se situer autour de 3% en 2014 en dépit de la baisse de 1,5% de la valeur ajoutée du secteur agricole. Le département de l’Economie annonce également une amélioration du compte courant de la balance des paiements pour se situer à près de 5,8% du PIB contre 7,6% en 2013. La hausse des réserves de change à un niveau de 5 mois 9 jours d’importations contre 4 mois et 11 jours à fin 2013 est à souligner d’un trait.