ASMEX : L'Afrique, une aubaine pour les PME marocaines

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asmex Pour les responsables de l’Association, le Maroc se doit de se  redéployer dans le continent et de repenser sa stratégie Les petites et moyennes entreprises (PME)  marocaines sont tout à fait bien pourvues et outillées pour répondre aux  besoins spécifiques d'une Afrique qui bouge, une Afrique qui crée de la  richesse et enregistre les plus forts taux de croissance dans le monde. Selon Mohammed H'Midouche, Vice-président de l'Association Marocaine des  Exportateurs (ASMEX), « l'Afrique est beaucoup  plus qu'un gisement d'opportunité, c'est un gemme que tout le monde veut avoir  aujourd'hui". Dès lors, les entreprises marocaines doivent être au diapason de  cette course effrénée et mettre à profit les visites royales dans les pays  africains frères et amis ». S’exprimant en marge d'un séminaire initié par l'ASMEX à Casablanca sur "les gisements  de croissance en Afrique de l'Ouest", cet ancien haut fonctionnaire de la Banque africaine de développement  (BAD) et président de Inter-Africa international Group estime que le Maroc se doit de se  redéployer dans le continent et de repenser sa stratégie pour pouvoir  consolider sa présence dans les cinq sous-continents et non seulement dans le  pré-carré francophone. Selon lui, le meilleur exemple en est le Cap-Vert, un  petit pays insulaire qui a montré que sans ressource, mais grâce un bon système  de gouvernance et l'investissement dans les ressources humaines et la formation  des cadres, on peut graduer d'un pays moins avancé à celui à revenu  intermédiaire. Il a, à cet égard, appelé les petites et moyennes entreprises et les grands  champions marocains à mieux s'intéresser à l'Afrique et à externaliser une  partie de leurs activités dans d'autres régions du continent, notamment dans  les pays lusophones. "Il faut à ce titre s'intéresser aux appels d'offre et aux marchés publics  qui offrent énormément d'opportunités. Il n y a pas que les exportations de  biens et services fabriqués au Maroc, il faut aussi faire appel de façon  intelligente à l'ingénierie marocaine, notamment aux bureaux d'étude et aux consultants qui peuvent travailler dans des projets financés par des  institutions financières internationales qui investissent, chaque année et en  moyenne, 50 milliards de dollars", a affirmé le Vice-président de l'ASMEX.