Affaire CDG : L’instruction est reportée jusqu’en février

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focus-CDG C’est la deuxième fois que l’audition des 23 prévenus dans l’affaire CDG est reportée. RDV cette fois-ci le 4 février 2015. L’affaire du complexe immobilier Badès, à Al Hoceima, désormais connue sous l’appellation « CDG Gate » n’est pas prête d’être terminer. Au contraire, elle ne fait que commencer. Comme nous l’avions annoncée et à l’issue de l’audience du 12 novembre, le juge d’instruction auprès de la Cour d’appel de Fès reporte pour la deuxième fois l’audience. Et pour cause, la défense des suspects et le parquet ce sont mis d’accord pour reporter l’instruction afin d’assurer le bon déroulement de celle-ci. Pour des raisons techniques l’interrogatoire se fera en groupe. Pour Abdellatif Wahbi, avocat d’Ali Ghannam et d’Anas Alami, la décision intervient afin « d’éviter les contraintes de temps et d’exiguïté des salles d’audition». Ainsi, les auditions sont reportées pour le mois de février 2015. En attendant, tous les prévenus se sont vu confisquer leurs passeports et signifier une interdiction de quitter le territoire. Dans cette affaire, les prévenus sont appelés à répondre à des questions sur le scandale de l’ensemble immobilier Madinat Badès à Alhoceima, réalisé par la CGI, qui a été mise en lumière par des marocains résidants à l’étranger. L’enquête diligentée sur instructions royales a prouvé que les acquéreurs ont été effectivement lésés et que la direction de la CGI, assurée par un ex wali, n’a pas donné de suite à leurs réclamations successives. Spécialisé dans les crimes financiers auprès de la Cour d’appel de Fès, Mohamed Touileb le juge d’instruction doit, à l’issue de ces interrogatoires, maintenir ou revoir les accusations graves ayant ont été annoncé après la première audition devant le parquet de la cour d’appel de Fes. La CGI a été retiré de la cotation de la bourse des valeurs de Casablanca définitivement. Ce retrait est source d’un nouveau conflit entre la CGI, et donc la maison mère la CDG, et les petits porteurs qui ont été surpris par la décision du ministre de l’économie et des finances. Alami et Ghannam ne sont plus, en fait directeurs à la CDG et la CGI. Leurs prérogatives sont déléguées en attendant leur remplacement. Il est attendu que la cour des comptes prépare un rapport sur la CDG, le premier depuis la création de l’auditeur publique.