Ajwae 2035 : La mise à niveau de l’aérien à 91 milliards de DH

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couv-ajwae-2035 Un budget de 91 milliards de DH, une capacité aéroportuaire de 90 millions de passagers, 103 nouveaux appareils pour la RAM…les ambitions d’Ajwae 2035 Ambitieuse mais coûteuse. La stratégie Ajwae 2035 veut transformer le secteur aérien. La tutelle a levé le voile sur les détails de cette stratégie qui devrait coûter pas moins de 91 milliards de DH à l’horizon 2035. Rapporté par l’hebdomadaire La Vie Eco dans son dernier numéro, l’objectif premier d’Ajwae 2035 sera de porter le nombre de passagers à accueillir d’ici 20 ans à 70 millions de passagers. De même, les officiels prévoient de porter la capacité aéroportuaire à 90 millions de passagers contre 24 millions actuellement, la capacité de gestion de l’espace aérien à 515.000 mouvements commerciaux contre 150.000, et le volume fret à 182.000 tonnes contre moins de 60.000 tonnes en 2014. Parallèlement, l’enveloppe allouée à cette stratégie permettra également à la RAM de renforcer sa flotte aérienne par 103 avions supplémentaires (soit 36,5 milliards de DH) et, surtout de s’atteler à la mise à niveau des infrastructures aéroportuaires mais aussi d’optimiser leur gestion. Ce dernier volet nécessitera à lui seul un investissement total de 34,1 milliards de DH. Pour justifier ce budget, le Maroc pourra augmenter son PIB de 71 milliards de DH en atteignant ces objectifs et créer entre 115.000 et 126.000 emplois directs et indirects supplémentaires. L’autre argument est que l’Etat ne financera pas directement la totalité de ces investissements. Il pourra en effet recourir à des partenaires financiers étrangers, développer des partenariats publics privés ou encore puiser dans les ressources dégagées sur l’exploitation courante des aéroports. Une partie de budget permettra de déployer les différentes mesures prévues dans Ajwae 2035. Il s’agit principalement de la gestion des flux aériens. Les actions programmées en ce sens découlent non seulement en termes de trafic, mais surtout des problèmes rencontrés par le secteur depuis sa libéralisation. Dans ce sillage, le transport aérien national reste fortement dépendant du marché européen dont la demande fluctue rapidement en raison du contexte économique. Le transport domestique n’est pas mieux loti non plus vu qu’il peine à s’affirmer auprès des nationaux Il en est de même pour le fret aérien, pénalisé essentiellement par les tarifs en vigueur.