Al Azami : La dette du Maroc reste maitrisable

5437685854_d630fceaff_b-
1
Partager :

couv-azami

La dette ne dépasse pas 64% du PIB et la dette consolidée est de l’ordre de 49% seulement. Le niveau d’endettement du Maroc est encore loin de la ligne rouge fixée par le FMI qui est de l’ordre de 70%

Le sujet de la dette continue de raviver les discussions au sein des commissions parlementaires. Driss Al Azami, ministre du Budget tient un discours rassurant. Selon lui, la problématique a été traitée par les députés de manière erronée expliquant que le volume de la dette, en lui-même, n’est pas important, mais l’analyse devra plutôt être orientée vers la manière dont cette dette est dépensée. « A partir de l’année prochaine, en vertu de la nouvelle loi organique des Finances, les dépenses de la dette seront encadrées et contenues dans l’investissement productif. Ce sera la règle d’or qui encadre la dette. A l’heure actuelle, aucun risque n’est encouru par le Maroc en la matière. La dette ne dépasse pas 64% du PIB et la dette consolidée est de l’ordre de 49% seulement », clame le ministre du Budget.

D’autre part et s’agissant du taux de réalisation des investissements publics, le gouvernement s’en défend : aucun pays n’atteint le pourcentage de 100% vu que les projets nécessitent du temps pour leur aboutissement.

Pour Mohamed Boussaid, le projet de loi de finances 2015 s’est fixé comme objectif de rétablir progressivement les équilibres macroéconomiques pour ne pas perdre la souveraineté de la décision. Chose qui impactera sans doute le niveau d’endettement l’année prochaine. Entre 2000 et 2008, le Maroc avait réussi à former des marges qui lui ont permis de faire face à la crise, via la constitution d’un excédent budgétaire. « Aujourd’hui, ces marges sont consommées. Il s’agit de limiter l’hémorragie de l’endettement à moins de 64% du PIB d’ici la fin de cette année. Le niveau d’endettement du Maroc est encore loin de la ligne rouge fixée par le FMI qui est de l’ordre de 70% », explique l’argentier du royaume.