Autoroutes du Maroc : Vers une augmentation des tarifs de péage

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Actu-gouvernement-

Dans l’une de ses rares sorties médiatiques depuis sa nomination en janvier 2014, le DG d’ADM se prononce sur la fin du programme de 1.800 km d’autoroutes

Le programme concédé par l’Etat à la Société nationale des autoroutes du Maroc (ADM) touche à sa fin. Avec l’ouverture à la circulation en 2015 de la section Berrechid-Khouribga sur une longueur de 77 km, le linéaire global des autoroutes en service sera porté à 1.588 (soit 88% du programme concédé à la Société). Dans une interview accordée au quotidien Aujourd’hui le Maroc, Anouar Benazzouz entend continuer principalement les chantiers de construction du réseau autoroutier notamment le tronçon Safi-Eljadida et le contournement de Rabat. D’ailleurs, sur ce dernier point, le DG tient à préciser que les travaux de contournement de Rabat se déroulent à des cadences différentes. L’ouvrage d’art qui fait la fierté de la Société, à savoir le grand pont à haubans sur l’Oued Bouregreg, est à un niveau d’avancement de plus de 50% tandis que l’avancement moyen sur le reste de la section n’est que de 30%. La deadline est déjà fixé. « L’achèvement des travaux et la mise en service de cette section autoroutière auront lieu en 2016 », précise Benazzouz. Ensuite, ADM mettra plus l’accent sur le développement du service à la clientèle en investissant davantage dans de nouveaux services.

Aucune augmentation directe des tarifs de péage depuis 2005

Par ailleurs, « les autoroutes sont payantes au Maroc car l’Etat avait pris la décision judicieuse de recourir au péage comme ultime moyen de financement des lourds investissements qu’engendre la construction du réseau autoroutier », clame le responsable. L’enveloppe s’élève à 57 milliards de DH à l’achèvement du programme des 1.800 km. S’agissant de la tarification de péage, il convient de préciser qu’ADM n’a opéré aucune augmentation de prix depuis 2005, à l’exception de la répercussion de l’augmentation de la TVA en 2008 qui est passé de 7 à 10%. Or, « en principe, les prix devraient être augmentés de manière régulière ne serait-ce que pour faire face au taux d’inflation (chose prévue dans les contrats de concession signés entre ADM et l’Etat) », explique Benazzouz. Serait-il entrain sous entendre qu’une révision à la hausse des tarifs de péage est envisageable ? En tous cas pour lui, une chose est claire, le coût des matériaux de construction (ciment, bitume et acier) des autoroutes s’est renchéri depuis la création d’ADM. A noter qu’au terme du premier semestre de cette année, les recettes de péages ont crû de 2,3% pour s’établir à 1,1 milliard de DH.