Baisse des dépenses de compensation de moitié à fin juillet

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TGR-Maroc

Dans son bulletin mensuel de statistiques sur les finances publiques, la Trésorerie Générale du Royaume (TGR) annonce que la situation des charges et ressources du Trésor arrêtée à fin juillet 2014 laisse apparaître une hausse des recettes ordinaires de 4,3% et une diminution des dépenses ordinaires émises de 6,5%, dégageant ainsi un solde ordinaire négatif de 4 MMDH. Ce solde est en retrait de 13,5 MMDH par rapport à la même période de l'année 2013 où il a atteint 17,5 MMDH.

Ce résultat a fait passer le taux de couverture des dépenses ordinaires par les recettes ordinaires à 96,7% contre 86,7% un an auparavant. Le recours à l'emprunt pour couvrir les dépenses ordinaires émisent se trouve donc réduit. Le déficit du Trésor (déficit budgétaire) a pour sa part reculé de 11,4 MMDH, passant à 32,2 MMDH contre 41,6 MMDH à fin juillet 2013, compte tenu d'un solde positif de 3,2 MMDH dégagé par les CST à fin juillet 2014 contre un solde positif de 1,2 MMDH une année auparavant.

Ces données laissent apparaître un retour à l'équilibre entre les recettes ordinaires et les dépenses ordinaires, ce qui est souhaitable, mais cet équilibre demeure fragile, car il est imputable, en premier lieu, à des recettes exceptionnelles en rapport avec la cession de la part du capital d'IAM détenue autrefois par Vivendi à Etisalat et la cession des parts de l'Etat dans le capital de la BCP aux Banques Populaires Régionales.

Selon les statistiques de la TGR, les recettes ordinaires ont augmenté de 4,3% (+5 MMDH) et les dépenses ordinaires ont baissé de 6,5% à fin juillet 2014 en comparaison avec la même période de 2013.

La hausse des recettes ordinaires provient essentiellement de la hausse des recettes de l'IS de 2 MMDH ou 8,8%, imputable à l'IS retenu à la source à l'occasion de la cession de 53% du capital d'IAM à l'opérateur émirati Etisalat, sachant que les recettes de l’IS réalisées à fin juillet 2013 avaient enregistré une baisse de 11,7% ou -3 MMDH, de la hausse des recettes des droits d'enregistrement de 1,8 MMDH ou 22,8% provenant elle aussi de la cession d'IAM principalement (1,4 MMDH), d'une recette de 2 MMDH représentant la cession des parts de l'Etat dans le capital de la BCP, de l'augmentation des versements effectués par certains gros contribuables (BCP, IAM...) ...etc. Les recettes provenant de la TVA à l'intérieur ont subi une baisse de, prouvant que la consommation intérieure est en chute.

Les dépenses ont baissé grâce au retrait des dépenses de fonctionnement de 8%. Cette baisse est imputable à la régression des dépenses au titre des charges communes de 28,9%, surtout celles consacrées à la compensation ayant baissé de 45,4% d'une année à l'autre.

Les dépenses de compensation sont passées à 16,4 MMDH à fin juillet 2014 contre 30,2 MMDH une année auparavant. La décompensation de certains carburants et la baisse de la subvention octroyée au gasoil ont permis de faire des économies énormes. En parallèle la fiscalité sur les produits énergétiques a rapportée des recettes substantielles. Les recettes de la TIC sur les produits énergétiques ont atteint 8,7 MMDH, en progression de 17,7% d'une année à l'autre, et les recettes de la TVA à l'importation sur les mêmes produits ont augmenté de 1,7%.

Le retrait du solde ordinaire négatif à 4 MMDH seulement a réduit le besoin de financement du trésor à 33,9 MMDH contre 46,4 MMDH à fin juillet 2013. Ce besoin a été financé par le recours au marché financier européen où le trésor a pu lever 1 MM d'euros, soit l'équivalent de 11 MMDH, et au financement intérieur pour un montant de 22,6 MMDH en baisse de plus de 16 MMDH d'une année à l'autre.