Classement S&P : Le Maroc second meilleur élève en Afrique

5437685854_d630fceaff_b-
1
Partager :

S-P

D’après un classement effectué par Standard and Poor’s évaluant les risques de défaut sur les prochaines années, le Maroc arrive second juste après le Botswana.

Standard & Poor’s (S&P) évalue l’Afrique. L’agence de notation a en effet réalisé un classement de la notation de 20 pays africain. Objectif : Evaluer leur risque de défaut dans une échéance de 3 à 5 ans. « La majorité des 20 pays africains ont une perspective stable, ce qui fait que nous ne changerons pas leur note dans les 12 à 24 mois », précise Christian Esters, directeur principal chez S&P, spécialiste Afrique.

Sur les 20 échelons de notation (de AAA+ à D) des agences, les meilleurs élèves sont le Botswana (A-), suivi du Maroc et de l’Afrique du Sud (BBB-).

Tous les autres pays basculent dans la “catégorie spéculative”. D’abord l’Angola, le Gabon et le Nigeria (BB-), puis le Sénégal, la Zambie et le Congo Brazzaville (B+), le Burkina Faso, le Cameroun, le Cap-Vert, le Ghana, l’Ouganda et le Rwanda (B)… L’Égypte et la République démocratique du Congo ferment la marche (B-).

Des perspectives stables sur les 2 à 3 prochaines années

La dernière notation de Standard & Poor's du Maroc remonte à mai dernier. A cette date, l’Agence avait amélioré la perspective de la note BBB- attribuée au Maroc, de négative à stable. Le gouvernement a fait tout de même l’effort en matière de réduction des déficits (budgétaires et extérieur). Selon les experts de l’institution, la révision de la perspective reflète leur point de vue sur le maintien des déficits. De surcroît, l’Agence internationale reste confiante en estimant que ces déficits devraient se réduire, soutenue par des réformes des finances publiques et l'amélioration de la balance extérieure.

S&P juge que les soldes budgétaire et extérieur ont beaucoup souffert au début du printemps arabe en 2011. Parallèlement, au cours de cette période, les finances publiques ont été impactées par une augmentation des dépenses de protection sociale, des salaires et des subventions pétrolières et alimentaires. Standard & Poor’s avait prévue que ces soldes devraient être amélioré sur les deux ou trois prochaines années.