Commerce extérieur : Le secteur automobile sauve la mise

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La balance commerciale éponge une partie de son déficit. A fin août, il ressort à 131 milliards de DH. D’après les dernières statistiques de l’Office des Changes, c’est le bon comportement des exportations notamment celui de l’automobile qui en est le principal contributeur.

Le déficit de la balance commerciale cumulé des huit premiers mois se creuse à pas moins de 131 milliards de DH  toutefois en baisse de 3,1% en une année. Par conséquent, les exportations couvrent désormais 50,1% des importations contre 47,6% pour la même période en 2013. La situation aura sans doute son incidence sur le budget général de l'Etat, lui-même en mauvaise situation. Selon l'Office des Changes, les exportations ont évolué plus vite que les importations. Tandis que les importations n’augmentent que de 1,8% à fin août au lieu de 3,7% à fin juillet 2014, les exportations quant à elles, enregistrent une progression de 7,1%. Cette hausse est due grâce à la performance des nouveaux secteurs, le secteur automobile en particulier, et à la bonne tenue des exportations du secteur « Agriculture et Agro-alimentaire » et celui du textile et cuir. Seul Bémol, les exportations des phosphates et dérivés. Celles-ci accusent une baisse de 7,1% à fin aout à 25 milliards de DH. Comme précédemment annoncé dans nos colonnes

(http://www.quid.ma/economie/pourquoi-locp-affiche-des-resultats-semestriels-en-baisse/), l’OCP amorce la fin d’un cycle baissier au cours duquel, le groupe a du laisser quelques plumes. Une baisse de régime due essentiellement aux fluctuations des cours à l’international.

Concernant les autres postes de la balance des paiements, les recettes MRE marquent le pas avec une légère baisse de 0,1% à 39,5 milliards de DH. Les recettes de voyages, elles, s'affichent à 40 milliards de DH (+3%), laissant ressortir un solde positif de 32 milliards de DH à fin aout 2014. Pour leur part, les rentrées au titre des investissements et prêts privés étrangers continuent de reculer. Ils accusent une baisse de 29,2% à 19,7 milliards de DH. Quant aux dépenses, elles baissent, dans de moindres proportions, de 66% à 3,2 milliards de DH.