Congrès : Quand les notaires se plaisent à Fès

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couv-notaire-afrique  Ils sont venus de différents pays africains pour prendre part au 26ème congrès des notaires d’Afrique prévu d’abord en Guinée Conakry mais organisé finalement au Maroc à cause de l’épidémie d’Ebola. Le Quid a pris les déclarations de notaires africains venus à Fès pour partager leur expérience dans le cadre de ce congrès. Autant dire que la ville de Fès ne les a pas laissés indifférents. Maître Abel Mouloungui / Gabon Maître-Abel-Mouloungui Le congrès se passe très bien. Les exposés, les débats et les travaux sont très enrichissants. Il y a un échange d’expériences entre les participants en fonction des zones. Au terme du congrès, il y aura un rapport qui sera élaboré et des recommandations qui seront réparties sur tous les gouvernements des pays participants. Ces recommandations seront faites chercher des moyens à améliorer les dispositifs législatifs de nos pays respectifs. C’est cela le but escompté de ce congrès. Maître Yolande Folda Kouassi / Côte d’Ivoire Maître-Yolande-Folda-Kouassi Il est évident que ce thème nous passionne énormément parce qu’il est d’actualité. Aujourd’hui, aucun pays que ce soit en Afrique ou ailleurs ne peut prétendre se développer sans avoir trouvé la bonne solution pour la propriété de la terre. Du coup, ce thème est très important pour nous et pour notre Afrique. La problématique a été très bien posée et le comité scientifique a fait un travail remarquable. Maintenant, c’est à nous d’apporter notre contribution pour enrichir le débat et montrer qu’il y a des réalités différentes dans chaque pays africain. Ce congrès permettra de faire des propositions qui pousseront nos dirigeants à prendre des résolutions ou à adopter soit de nouveaux textes de loi soit d’améliorer les textes de loi existants. Maître Adelance Zakité / Côte d’Ivoire Maître-Adelance-Zakité C’est la première fois que je visite le Maroc et Je suis très content de découvrir ce pays notamment Fès, cette ville spirituelle du Royaume. Depuis sa création, cet événement existe pour protéger les notaires de l’Afrique. J’espère que ce 26ème congrès nous permettra de prendre de nouvelles résolutions qui vont pouvoir être prises dans le sens de l’amélioration des intérêts des notaires et de tous les pays africains. Maître Lambi / Congo maitre-lambi C’est toujours un heureux plaisir pour les notaires africains de se retrouver chaque année autour d’un congrès pour discuter des questions directement liées à notre profession. Et donc cette fois-ci nous nous retrouvons à Fès, capitale historique et spirituelle du Maroc. Nous sommes très contents d’être là. Maître Mouhamed Tchassona Traoré, président de la Commission des Affaires Africaines (CAAF) Maître-Mouhamed-Tchassona-Traoré Pour ce 26ème congrès, nous avons entamé le code du débat sur le foncier. Nous avons commencé par la situation du foncier en Afrique et toutes les entraves que le continent rencontre en ce qui concerne cette problématique. Les notaires sont entrain de proposer des pistes pour encadrer les coutumes en matière foncière en Afrique et essayer de les accompagner et les amener progressivement vers le droit positif. Voilà la réflexion qu’on a eue depuis le début du congrès. Et je crois qu’on est sur la bonne voie. Maître Silver Kimbassa / Congo Maître-Silver-Kimbassa Le 11 novembre, il y a eu l’ouverture du 26ème congrès des notaires d’Afrique qui était prévu en Guinée Conakry mais qui ne plus être organisé à cause du virus Ebola qui sévit dans l’Afrique de l’Ouest. On remercie énormément le Maroc qui a bien accepté d’accueillir ce congrès et l’organiser dans un temps record de deux mois. C’est une vraie réussite. Nous sommes très contents d’être ici surtout que nous abordons un thème essentiel qui se pose pratiquement dans tous les pays d’Afrique : le foncier et le titrement. Tout se passe très bien. Maître Broa Oussou / Côte d’Ivoire Maître-Broa-Oussou On est venu pour le 26ème congrès des notaires d’Afrique et jusque-là tout se passe bien. J’avoue que le Maroc a fait vraiment un effort considérable en deux mois seulement. Le congrès devait se passer en Guinée. Donc c’est vraiment un mérite pour le Maroc. Tout se passe sans incident. Et le thème discuté aussi est très approprié. Le foncier s’impose à tous nos pays africains. Maître Yannick Dogo Kouassi / Côte d’Ivoire Maître-Yannick-Dogo-Kouassi J’ai participé à pleins de congrès mais celui-ci a eu une organisation assez spéciale. Déjà pour y participer, on devait tout simplement remplir un formulaire sur un site internet alors que d’habitude il fallait passer par la chambre et entamer plusieurs procédures pour prendre part à ce genre de congrès. Le thème aussi est un peu spécial dans la mesure où quand on parle du foncier, c’est un thème qui s’applique à chaque état africain. Par exemple, le foncier au Maroc n’est pas celui de la Côte d’Ivoire. Donc je peux dire qu’à priori ça n’apporte rien aux participants mais au final c’est important si l’on se met sous l’angle d’une vision générale pour savoir ce qui se passe dans les autres pays africains. L’organisation est excellente et j’espère que ça va continuer.