Croissance : l’autocritique de Benkirane

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Une étude a été remise au cabinet de Benkirane évoquant sur les contraintes majeures de la croissance économique. Les obstacles micro-économiques et le capital humain sont les deux principales contraintes

Pourquoi la croissance ne décolle pas ? Le Chef du gouvernement s’est penché sur la question et tient à présent son diagnostic des contraintes majeures qui freinent la croissance de l’économie du pays. Commandée il y a un an dans le cadre de la candidature du Maroc à une deuxième phase du Millennium Challenge Corporation (MCC), une étude vient d'être remise entre les mains du cabinet de Benkirane. Les grandes lignes de cette autocritique sur la croissance économique du pays ont été présentées il y a quelques jours lors du 50ème anniversaire de la coopération entre le Maroc et la BAD.

En gros, Il en ressort que les contraintes majeures à la croissance économique sont de deux ordres. Primo, il s’agit d’un condensé de risques microéconomique et deusio, de la faiblesse du capital humain. Pour la première, il s’agit essentiellement de la lourdeur du système judiciaire (exécution des jugements, lenteur du traitement des dossiers,…) mais également de la structure fiscale conclue comme biaisée. Sur ce point, l’étude met le doigt sur la pression fiscale élevée telle que perçue par les opérateurs ainsi que la faible lisibilité du système fiscal suite aux modifications et réformes successives. De même, la complexité du régime foncier s’inscrit dans la même catégorie de risques avec une faible productivité du foncier agricole corrélé à une insuffisance de l’offre et l’inadaptation du foncier industriel.

La seconde contrainte concerne le capital humain. Pour Abdelghani Lakhdar, conseiller du chef du gouvernement, « la faible qualité du capital humain au Maroc est la contrainte majeure à la croissance économique ». En effet, l’étude relève que l’inadéquation de l’offre de compétences et les besoins des entreprises impacte négativement l’investissement et l’employabilité des jeunes diplômés. Pour le conseiller de Benkirane, les consultations qui ont été menées dans le cadre de la réalisation de l’étude ont laissé paraitre que toute réforme entamée du système éducatif national serait inutile si l’équation éducation/formation n’est pas prise en compte.