Décélération du crédit bancaire et montée des créances en souffrance

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Contrairement à l'image présentée par le chef du gouvernement, la conjoncture difficile, qui a prévalu en 2013, a eu un effet sur l’activité bancaire. Celle ci  s’est caractérisée par une nette décélération du crédit conjuguée à une montée plus marquée des créances en souffrance, en lien avec le ralentissement des activités non agricoles et les difficultés de certains secteurs économiques.

Le crédit bancaire a de nouveau décéléré à 3,9%, traduisant un attentisme des opérateurs économiques ainsi qu’une plus grande sensibilité des banques, vu la conjoncture, au risque de défaut. Outre les prêts aux entreprises, les prêts aux ménages ont connu, eux-aussi, une perte de vigueur, plus accentuée pour le crédit à la consommation selon BAM. L’endettement des ménages s’est stabilisé autour de 31% du PIB, avec toutefois un allongement des maturités des emprunts contractés tant pour financer l’acquisition des biens immobiliers que pour les besoins de consommation. L’endettement des entreprises non financières a lui aussi ralenti, voire s’est tassé pour les entreprises privées, s’établissant pour ces dernières à 59% du PIB.

Les principaux risques qui ont pesé sur le secteur financier, en 2013, selon BAM, ont continué de provenir des déséquilibres macroéconomiques et des incertitudes entourant les perspectives économiques.

En dépit de ce contexte, les banques ont pu préserver globalement leurs résultats grâce aux revenus des activités de marché. Sur une base consolidée, les principaux groupes bancaires ont pu dégager des résultats satisfaisants, bénéficiant des bonnes performances de leurs activités transfrontalières.

 le système bancaire est demeuré solide et rentable, bénéficiant de la diversification de ses activités et de relais de croissance externes, et a renforcé son assise de fonds propres, notamment de base, avec un ratio de solvabilité et un ratio Tier 1 en hausse à 13,3% et 11,1% respectivement en 2013 selon BAM.

Sur le plan prudentiel, les banques ont vu leur ratio de solvabilité moyen et de fonds propres de base s’améliorer de 100 points de base respectivement à 13,3% et 11,1%, soient des niveaux supérieurs aux minimums de 12% et 9% exigés depuis juin 2013 selon la même source.