Interview Ugur Dogan : « Nous souhaitons créer une usine d’armement au Maroc »

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couv-ugur Ugur Dogan, PDG du géant turc, nous livre les motivations du groupe quant à sa présence au Maroc (depuis 2012) ainsi que ses intentions d’investissements au pays. Créée à Ankara dans les années soixante, Nurol est une holding turque qui officie en Turquie et au niveau mondial dans 14 pays notamment en Pologne, Russie, Arabie Saoudite, Algérie, Emirats Arabes Unies, Afghanistan, Géorgie, Irak, Qatar et Maroc. En 48 ans d’expérience, Nurol a développé des compétences dans quatre domaines d’activité stratégique :
  • Construction, énergie et mines
  • Tourisme, gestion hôtelière et complexes commerciaux
  • Finance, assurance et banque d’investissement
  • Industrie, défense et machinerie
Ugur Dogan, PDG du géant turc, nous livre les motivations du groupe quant à sa présence au Maroc (depuis 2012) ainsi que ses intentions d’investissements au pays. Quid.ma : Quelles ont été vos motivations pour être présents au Maroc ?      Ugur Dogan : En tant que société multinationale, nous devons être présents partout. Nous sommes déjà installés dans 14 pays dans le monde. Par exemple rien que pour la région MENA, nous sommes déjà présents en Algérie, au Sénégal, en Arabie Saoudite, en Lybie ou encore en Egypte. Et pourquoi pas au Maroc. C’est un pays très intéressant en matière d’investissements et qui dégage beaucoup de potentiels. D’autant plus que nous avons une sympathie très profonde vis-à-vis des Marocains. Ce sont nos amis et le Maroc est un pays frère. Au-delà des projets d’infrastructures, Nurol envisagera-t-elle une présence sur d’autres secteurs ? Pour une première expérience au Maroc, nous avons décidé la réalisation des projets d’infrastructures. Nous avons commencé par le projet de l’autoroute El Jadida Safi mais nous sommes prêts à élargir notre savoir faire sur d’autres créneaux du BTP. Par exemple et dans un premier temps, les barrages, les voies ferrées ou encore les bâtiments industriels font également partie de notre champ d’action. Justement, quid à vos intentions d’investissements ? Pour l’instant, nous sommes soumissionnaires d’un marché public mais peut-être que nous viendrons au Maroc en tant qu’investisseurs. Cela dépend des spécificités du sujet d’investissement ainsi que de sa faisabilité. D’ailleurs, nous sommes prêts à investir dans une usine d’armement au Maroc qui devrait employer quelques 1.000 personnes. Mais à ce jour cela reste qu’un souhait et aucune discussion dans ce sens n’est en cours avec les responsables.