La polémique enfle autour des farines impropres à la consommation

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couv-elouafa Démenti de l’ONSSA en faveur des minotiers. Après le communiqué du ministère des affaires Générales et de la Gouvernance  annonçant avoir adressé des lettres d'explication et des avertissements à plusieurs minoteries après que les services dudit ministère aient été notifiés de l'existence d'une farine impropre à la consommation dans certaines régions  et la montée au créneau de la fédération des minotiers pour démentir les faits et réclamer l’avis de l'Office National de Sécurité Sanitaire des Produits Alimentaires (ONSSA), ce dernier vient de rendre public un communiqué où il dément  les informations du communiqué du ministère reprises par la presse. Et par conséquent, l’ONSSA informe le public  que lesdites farines ne sont pas impropres à la consommation contrairement à ce qui a été avancé. Pour y voir plus clair, le Quid a contacté le ministre El Ouafa par bigophone interposé.  «  Je suis étonné des propos dudit office pour la simple raison que notre communiqué et nos avertissements étaient basés sur des rapports soumis par les autorités locales, accompagnés de procès-verbaux rédigés par les services extérieurs de l'Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA), faisant état de quantités de farine subventionnée non conformes aux normes de qualité stipulées par les lois en vigueur» s’exclame le ministre des Affaires Générales et la Gouvernance. Pour El Ouafa, des farines qui ne répondent pas aux normes et aux critères sont impropres à la consommation et le devoir du ministère est de protéger le consommateur et veiller à l’application de la loi. De sa part, l’ONSSA précise dans son communiqué que " les écarts relevés concernent les critères déterminant les appellations des farines (farine de luxe, farine nationale de blé tendre, farine fleur…) et en aucun cas les critères d'insalubrité (moisissures, toxines…)". Il ajoute qu’ « il est donc important de préciser que, même si des différences sont constatées entre les résultats des analyses effectuées et les taux fixés par l'arrêté par rapport aux critères précités, ces farines restent propres à la consommation". Il en ressort de tout cela que les farines en question ne respectent pas les normes et les critères établis par la loi mais sont propres à la consommation. Il n’en reste pas moins que le non respect d’une réglementation est un comportement impropre qui mérite des sanctions.

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