Le CMC, plutôt optimiste en 2015

5437685854_d630fceaff_b-
1
Partager :
couv-eco Le Centre marocain de conjoncture (CMC) envisage « un redressement sensible » du cycle des affaires au Maroc en 2015 et prévoit un taux de croissance de 5,1%. « Les hypothèses portant sur les principaux facteurs d’anticipation de l’activité économique, relevant aussi bien de l’environnement interne qu’externe, permettent d’envisager un redressement sensible du cycle des affaires avec un taux de croissance pouvant atteindre dans le scénario le plus probable 5,1% », estime le Centre dans son dernier bulletin d’information. Cette perspective, qui repose pour le CMC en grande partie sur des pronostics favorables pour les activités agricoles, s’inscrit en nette rupture par rapport aux faibles résultats des exercices précédents. Le centre nuance cette hypothèse très optimiste en précisant que cette situation reste empreinte de « fragilité » du fait qu’elle repose principalement sur des facteurs contingents liés aussi bien à la reprise graduelle des marchés externes qu’à l’effondrement des cours du pétrole et ses répercussions positives sur les coûts de production et le pouvoir d’achat. Le CMC relève qu’en dehors du secteur agricole, les ressorts internes de l’activité, y compris ceux en relation avec les politiques publiques et ses instruments tant budgétaires que monétaires ou financiers, sont « d’un faible apport » dans la dynamique de reprise qui s’amorce en ce début d’année. En dépit de sa grande fragilité, cette nouvelle orientation de l’activité peut être « annonciatrice d’un nouveau cycle ascendant dans le cas où l’économie nationale parvient à s’engager de façon résolue sur la voie des réformes à caractère structurel, visant l’amélioration du climat des affaires ainsi que les conditions de prise de risque par les investisseurs, souligne en revanche le Centre. D’après les pronostics du CMC, la croissance de l’économie nationale en 2015 sera, comme chaque année, « largement conditionnée par les résultats de la campagne agricole et le comportement de la demande intérieure, ainsi que du programme de politique économique et ses pendants tant au plan budgétaire qu’au plan monétaire et financier ».

lire aussi