Le Maroc, premier partenaire commercial de la Russie à l'échelle africaine et arabe

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akhannouch et fiodorov

D’après les statistiques de 2013-2014, la Russie a augmenté de 40% ses importations agricoles provenant du Maroc. Les agrumes constituent 71% de la valeur des produits agricoles exportés vers la Russie et les tomates 12%.

Donner un nouvel élan à la coopération entre le Maroc et la Fédération de la Russie. Tel a été l’objectif de la 5ème session de la commission mixte intergouvernementale maroco-russe qui s'est tenue hier mercredi à Rabat.

Intervenant à cette occasion, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Salaheddine Mezouar, ne cache pas sa satisfaction concernant le bilan des relations bilatérales. D’ailleurs, le Maroc a une place de choix à défendre. Rabat est le premier partenaire commercial de la Russie à l'échelle africaine et arabe. A ce titre, les échanges commerciaux ont marqué une hausse respective de 35% et 40%, en 2013 et à fin juillet 2014.

Pour sa part, le ministre russe de l'Agriculture, Nikolai Fiodorov, a noté que « cette commission constitue une occasion idoine pour dynamiser l'accord de coopération signé en octobre 2002 entre le Maroc et la Russie visant à explorer les opportunités d investissement, renforcer les relations économiques et stimuler les échanges commerciaux ».

La Russie constitue un partenaire de premier plan pour les secteurs de l'agriculture et de la pêche. Les produits agroalimentaires constituent 97% de la valeur totale des exportations marocaines à destination de ce pays, 2ème marché de destination des produits agro-alimentaires (avec une part de 6,3%) après l'Union Européenne (62,7%). Les agrumes constituent 71% de la valeur des produits agricoles exportés vers la Russie et les tomates 12%. Parallèlement les produits halieutiques représentent 15% des produits exportés et sont constitués principalement de farine de poisson (10%) et de poissons congelés (4%)

Cependant, l’ambition des deux partenaires est de créer de nouvelles opportunités dans le cadre d'un partenariat stratégique orienté vers l'avenir en diversifiant les investissements. En effet, d’autres niches restent à exploiter en matière de coopération économique bilatérale. Il s’agit notamment des secteurs du tourisme, de l'aéronautique ou encore de l'énergie.