Le ciment accuse une légère baisse en 2014

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couv-SIMa Comme prévu, le secteur cimentier clôture l'exercice 2014 sur une note négative en raison du ralentissement du secteur BTP corrélé à un excès de la production. Au terme de l’année 2014, la consommation de ciments ressort en régression de 5,41% à quelques 14 millions de tonnes, comparativement à fin décembre 2013. Pour le seul mois de décembre, les ventes des cimentiers ont atteint 1,2 millions de tonnes en hausse de 0,58% par rapport au même mois de l'année précédente. Par région, les plus fortes baisses ont concerné la région d'Oued Ed-Dahab-Lagouira (-31% à 1.800 tonnes) et de Marrakech-Tensift-Haouz (-19,5% à 113 227 tonnes). Les hausses ont, quant à elles, été observées dans la région de Tadla-Azilal (28,5% à 55 375 tonnes) et de Laayoun-Boujdour-S.Elhamra (17,89% à 33 890 tonnes). Pour sa part, la ventilation par canal de distribution en décembre 2014 fait ressortir la prépondérance du négoce avec 69,6%, suivi par le BPE (13,9%), le BTP (9,6%) et le PREFA (6,9%). Enfin et par catégorie de produits, le CPJ 45 s'approprie plus de la moitié de la consommation (56%), suivi par le CPJ 35 et le CPA 55 qui représentent 23% et 21% des ventes respectivement. L’excès de production, premier facteur de la baisse des ventes La rareté du foncier, dans notamment des régions de Casablanca et de Rabat provoquent un renchérissement du coût de la construction qui génère à son tour l'attentisme des promoteurs qui ont consommé environ 10% de ciment en moins par rapport à l’année passée. Sur un marché morose, l’excédent de production dans le royaume a atteint fin 2013 plus de 6 millions de tonnes. Selon toute vraisemblance, celui-ci n'est pas parti pour se résorber à court terme si l'on tient compte de la construction de la nouvelle usine de Lafarge Maroc dans la région d’Aït Baha qui sera dotée d’une capacité de 1,2 million de tonnes à l’horizon 2015. Pour sa part, Ciments du Maroc  prévoit d'investir au Nord en 2017 et le groupe Anouar Invest annonce vouloir démarrer la construction d’une cimenterie à Settat pour 3 milliards de DH. Pour résister à ces contraintes, les cimentiers marocains n'oublient pas de multiplier les économies sur l'imposant poste énergie qui absorbe près des deux tiers de leurs coûts en réussissant à réduire notamment leur consommation électrique de 35% en 10 ans.

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