Les pays exportateurs du pétrole face à la spirale baissière du prix du baril

5437685854_d630fceaff_b-
1
Partager :
a-petrol Le prix du baril du pétrole Brent a chuté sous la barre de 80 $ jeudi. Il est coté à 79,24 $ pour la livraison de décembre sur l’intercontinental exchange de Londres, le brut WTI est coté à 76,89 $. C’est le prix le plus bas depuis le 29 septembre 2010. La spirale baissière qui s’est accentuée depuis aout dernier est appelée à continuer, même après la réunion de l’OPEP prévue le 27 du mois courant. Les membres du cartel ne paraissent près à baisser leurs productions de peur de voir leur recettes en devises baisser et leur déficits extérieurs et budgétaires s’amplifier. La baisse du prix du baril est imputable à une demande toujours abondante, alors que les américains reculent à la suite de la hausse de leur production des carburants non conventionnels et l’activité économique en Europe et chez les BRICs peine à sortir du marasme. Cette baisse devrait affecter tous les pays exportateurs du pétrole et leur imposer des réductions au niveau de leurs budgets et leurs importations, mais il y aurait des pays qui en souffriront plus du fait que leurs rentrées en devises proviennent des hydrocarbures à raison de plus de 90 %. C’est le cas de l’Algérie, le Venezuela, le Nigéria, la Libye, l’Angola… Beaucoup de pays de l’Afrique verront leur croissance faiblir après l’euphorie de ces dernières années, car les prix de toutes les matières premières suivent le même cheminement que le pétrole. L’Algérie, qui n’exporte qu’entre 800 millions et 1 milliard de dollars par an hors carburants, surtout des dattes et des produits de basse valeur ajoutée, est l’exemple des pays exportateurs du pétrole et du gaz qui vont faire à une situation difficile. Ce pays maghrébin est confronté à d’autres problèmes, dont la baisse de la demande des canadiens et des américains destinée au pétrole algérien et une forte baisse des réserves internationales. Un baril du pétrole au dessous de 100 $, conjugué à une baisse du prix du gaz naturel, mettrait l’Algérie, que les gouvernants ont dilapidé 800 milliards de dollars au cours des 8 dernières années, dans une situation intenable. Les responsables de ce pays continuent à croire que la chute du prix du pétrole est passagère, alors que les experts prévoient un cycle baissier long.