Microfinance : Les recommandations de la banque mondiale

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Une-crise-economique-aux-vertus-ecologiques_w670_h372 La SFI constate que plusieurs règlementations entravent toujours la croissance de la microfinance au Maroc La société financière internationale (SFI), relevant de la banque mondiale, vient de publier une étude sur la crise de la microfinance au Maroc entre 2009 et 2011. Il en ressort en substance que le marché de la microfinance au Maroc est "stable et prêt pour la croissance. Selon l’institution, « le secteur au Maroc est plus fort aujourd'hui qu'il n'était avant la crise, mais n'atteint toujours pas son potentiel réel".  L’étude recommande d'accorder plus de flexibilité aux entreprises de microfinance marocaines, afin de les aider à développer l'accès aux services financiers essentiels aux familles les plus modestes. L'IFC a également constaté que plusieurs règlementations entravent toujours la croissance de la microfinance au Maroc, outil de financement pourtant essentiel pour créer des emplois et générer de la croissance. Le rapport recommande que le pays assouplisse la législation pour permettre aux institutions de microfinance de passer du statut d'organisation non gouvernementale (ONG) à celui d'entreprise à but lucratif afin d'augmenter leur capital et servir davantage d'entrepreneurs. L'étude recommande également aux institutions de microfinance de proposer des comptes de dépôts à leurs clients, service qu'elles ne peuvent pour l'instant pas proposer. Cela étendrait l'offre des services financiers de base aux 40% de Marocains qui n'ont pas encore de compte en banque. Ledit rapport fait partie d'une initiative plus large d'IFC pour soutenir l'expansion de l'industrie de la microfinance au Maroc et promouvoir le développement économique à travers le pays. Au cours de l'exercice 2014, IFC a investi 176 millions de dollars au Maroc et lancé plusieurs programmes d'aide et de conseils visant à soutenir les PME, promouvoir les énergies renouvelables, améliorer les infrastructures locales et créer des emplois. Ce projet est réalisé grâce au soutien de la coopération de développement du Danemark (DANIDA), du département des affaires étrangères, commerce et développement du Canada (DFATD), du Ministère des Finances du Japon, de la coopération suisse (SECO) et de UKaid.