PLF 2015 : Boussaid défend sa copie

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Mohamed Boussaid s’est fortement opposé aux critiques des parlementaires au sujet du PLF 2015. IL défend ainsi la vision gouvernementale de sa copie tant au niveau politique, économique ou social

Mohamed Boussaid met les choses au clair. A l’heure où les critiques fusent de l’opposition qualifiant le Projet de Loi de Finances 2015 d’austère, l’argentier du royaume tempère. L’opposition, avait épinglé l’exécutif pour « l’absence d’une vision économique claire » portant la critique sur le caractère technique du PLF 2015. Au sein de la commission des Finances et du développement économique, qui s’est tenue hier, Boussaid a tenté de défendre le modèle économique adopté par le gouvernement. Selon lui, « le texte ne réduit pas les dépenses. Le budget d’investissement progresse de 9%, les créations de postes budgétaires de 25% parallèlement à la hausse de la masse salariale ». De l’autre côté, notamment sur le plan fiscal et de l’harmonisation de la TVA, «le gouvernement ne cherche pas à augmenter les recettes. L’objectif est économique et vise à encourager l’industrialisation du pays et la création des postes d’emploi ». Autre défi, la stratégie de relance économique sur la base d’un modèle de développement orienté vers l’encouragement des investissements, l’amélioration du climat des affaires. Le responsable précise qu’il est temps pour le Maroc de marcher sur ses deux pieds à travers la promotion de l’offre marocaine. «L’orientation du gouvernement est-elle axée vers l’encouragement de l’offre nationale et l’industrie. Le tout est accompagné par l’amélioration du climat des affaires. Il s’agit d’une vision stratégique », précise Boussaid.

D’autre part, le ministre réfute les accusations de l’opposition comme quoi les mesures prises par le gouvernement sont dictées par des instances financières internationales. Il estime que lesdites mesures visent justement à ce que le Maroc puisse maintenir sa décision économique. Concernant la réalité des hypothèses de croissance, critiquées en continue par l’opposition, Boussaid souligne que ces chiffres sont constamment révisés par le gouvernement sur la base des données de Bank Al Maghrib, des directions du ministère, du HCP ou encore de l’Office des changes et qu’il est difficile de les atteindre étant donné qu’il s’agit de prévisions. Mais le plus important, est que le modèle pris en compte ne connait aucun dysfonctionnement.