RSE : la CGEM initie les entreprises au reporting de développement durable

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La formation concerne les entreprises les plus avancées en matière de RSE, pour les aider à élaborer leurs rapports de développement durable.

La Commission Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE) & Labels, relevant de la CGEM organise aujourd’hui en partenariat avec l’Ambassade de Suède et le Global Reporting Initiative (GRI), un atelier de formation sur l’outil GRI pour l’élaboration des reporting et des rapports de développement durable et de responsabilité sociale des entreprises.

«Dans une démarche RSE la réalisation des reporting extra-financiers et la publication des rapports développement durable constitue une étape ultime de maturité des entreprises pour le suivi de leurs engagements et leur communication avec leurs différentes parties prenantes. C’est pourquoi, la Commission RSE et l’Ambassade de Suède, dans le cadre de leur coopération, ont jugé important de dispenser une formation sur l’outil GRI aux entreprises les plus avancées en matière de RSE», indique un communiqué de la CGEM.

Notons que l’outil GRI est une méthode et une grille d’indicateurs extra-financiers, élaborés par l’Association internationale à but non lucratif GRI, pour aider les entreprises à construire leurs rapports de développement durable.

Les entreprises marocaines sont-elles socialement responsables ?

La réponse à une telle question ne peut pas être tranchée. En réalité, certes le concept de responsabilité sociale de l’entreprise (RSE), introduit au Maroc en 2006, avec l’adoption par la CGEM de la charte RSE, est encore à ses débuts, puisque le nombre d’entreprises labellisées RSE est à peine à une soixantaine aujourd’hui.

Toutefois, ce constat n’est pas suffisant pour avoir une idée précise sur l’engagement des entreprises marocaines sur ce plan, puisque ne pas être labellisé RSE ne veut pas dire forcément qu’on n’est pas engagé socialement, d’après les responsables de la CGEM.

En tout cas, tout l’enjeu aujourd’hui, d’après les différents intervenants dans ce domaine, est de renforcer davantage cette culture de responsabilité sociale au sein des entreprises marocaines, mais également dans l’administration pour s’arrimer à une tendance devenue mondiale. Pour la CGEM, cela passe obligatoirement par la définition des politiques incitatives. À ce sujet, la présidente de la CGEM, Miriem Bensalah-Chaqroun, a insisté lors de la deuxième édition des Assises de la RSE, qui ont eu lieu en 2013, sur la stimulation et l’encouragement, y compris par des incitations fiscales, des entrepreneurs responsables.