Sidérurgie : Tous pour sauver Maghreb Steel

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Après avoir instauré les droits antidumping, l’exécutif compte renforcer le droit sur l’importation de tôles laminées. Parallèlement, 400 millions de DH devraient être injectés dans le capital de Maghreb Steel

Rien ne va plus pour Maghreb Steel. L’industriel devrait profiter d'un plan de restructuration consistant notamment en l'injection dans son capital d'ici 2017 d'un montant de 400 millions de DH, dont 200 millions à partir de l'année en cours. Pour cause. L’endettement du sidérurgiste bat son plein. Il s’établit à 8 fois la valeur réelle de l’entreprise.

Egalement, le Ministère du Commerce envisagerait d'introduire un droit additionnel de 25% sur les importations de tôles laminées à froid et aux tôles plaquées ou revêtues sur une période de 200 jours afin de protéger l'industrie locale.

Cette décision intervient dans un contexte où les importations de tôles laminées à froid ont augmenté de 47% sur les 4 premiers mois de 2014 tandis que celles de tôles plaquées et revêtues ont progressé de 113%.

La hausse des importations aurait vraisemblablement engendrée la baisse de 40% de la production de tôles de Maghreb Steel sur cette période, intégrant un repli de 49% des tôles laminées à froid et de 38% des tôles plaquées ou revêtues.

En étant appliquée, cette mesure de sauvegarde pourrait néanmoins causer des dégâts collatéraux, notamment en détériorant la compétitivité de certains secteurs connexes, à savoir ceux du mobilier métallique, de l'industrie du froid et des industries liées à la tôle laminées.

Le secteur marocain de la sidérurgie continue de souffrir des importations à prix bas. Cette deuxième mesure de sauvegarde (après l’application des droits anti-dumping) pourrait certes permettre de redresser la situation mais au détriment de la compétitivité d’acteurs économiques connexes à l'industrie sidérurgique.