Standard & Poor ‘s révise ses perspectives sur le Maroc de négative à stables et s’attend à une reconduction de l’accord avec le FMI

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L’agence de Rating Standard & poor’s  a révisé les perspectives sur le Maroc de négative à stable.

Selon S&P, la note du Maroc à long terme est BBB- et à cout terme  A-3, avec perspective stable. La notation englobe la dette en devises et en dirhams.

S&P avait abaissé la note du Maroc à BBB- à long terme et A-3 avec perspective négative en octobre 2012, après la dégradation du déficit budgétaire,  le déficit du compte courant et des avoirs extérieurs.

Le retour de perspective positive dans la notation de S&P est justifié par les perspectives de baisse du déficit budgétaire et du compte courant grâce aux réformes adoptées par le gouvernement, dont la baisse des dépenses de la compensation, et à un environnement international favorable.

Pour S&P le déficit budgétaire doit continuer sa tendance vers la baisse pour atteindre 4 % en 2017, le déficit du compte courant doit suivre la même trajectoire, même s’il sera contrarié par le prix des importations du blé.

S&P recommande, comme le FMI, de continuer la baisse des subventions, de la masse salariale du secteur public, estimée à 13 % du PIB, la réforme fiscale, pour élargir l’assiette, et la réforme du système de retraites, annonçant que le premier déficit du CMR  sera enregistré en 2015. L’année dernière, les officiels l’ont annoncé pour 2014.

La nouvelle notation ne s’explique pas seulement par  les seules données économiques, mais également par les données relatives à la stabilité sociale et politiques, même si les agences de notation prétendent axer leur travail sur des analyses très mathématiques et ne s’adonnent pas à la politique, Pour cette agence le Maroc ne présente pas de signes d’instabilité sur l’horizon de son analyse.

S&P  prévoit une  amélioration du taux de croissance du PIB durant les 3 années à venir, 4,2 % en 2015, 4,5 % en 2016  et 5 % en 2017 et annonce indirectement que le gouvernement va reconduire l’accord avec le FMI portant sur une ligne de précaution et de liquidité. L’accord actuel prendra fin au début d’aout prochain. Le ministre de l’économie et des finances Mohamed Boussaid a signifié, lors de sa conférence de presse commune avec la DG du FMI Christine Lagarde, que le gouvernement opte pour la reconduction de cet accord.