Standard & Poor rétrograde la bourse des valeurs de Casablanca

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couv-standar-and-poor Après l’indice MSCI, en 2013, le groupe FTSE, associé au London Stock Exchange, il ya 2 mois, Standard& Poors Dow Jones a annoncé, le 12 novembre 2014, avoir rétrogradé la bourse des valeurs de Casablanca. La bourse des valeurs passe, selon S&P, de la catégorie des marchés émergents à celle des marchés frontières. Une autre bonne nouvelle que le porte parole du gouvernement n’a pas annoncé. Cette rétrogradation de la bource des valeurs de Casablanca ne surprend pas. Ses fondamentaux n’ont pas cessé de se détériorer durant les cinq dernières années. La capitalisation boursière a été réduite. Elle est passée de presque 700 milliards de dirhams en 2008 à environ 400 milliards en 2013. Elle a approché les 500 milliards en octobre dernier, mais grâce à des opérations exceptionnelles, surtout l’introduction de JLEC ( devenu Taqa) et des augmentations du capital. La liquidité du marché a pris, elle aussi, le même chemin. Le volume des transactions demeure très faible ne dépassant pas 4 à 5 % de la capitalisation boursière. A part Maroc Télécom, les 3 premières banques marocaines et des sociétés immobilières, qui pèsent sur la capitalisation boursière, le flottant des autres sociétés cotées reste faible, voire ridicule parfois. Les nouvelles introductions ont été peu nombreuses durant les dernières années et les sorties ont été plus nombreuses, si on compte la sortie prévue du CGI. Un autre choc qui suit celui de la sortie de l’ONA, absorbée par la SNI. A l’euphorie qui a suivi l’introduction de Maroc Télécom en 2004, qui a été maintenue après l’introduction des sociétés immobilières, s’est substitué un choc et une perte de confiance des investisseurs. La surévaluation des actions à l’entrée et leur chute après ont détruit plusieurs petits porteurs et poussé les investisseurs avertis à se montrer prudents. Les banques ont une grande responsabilité que l’on évite de citer. La bource des valeurs de Casablanca est au vert cette année, après deux ans de recul, mais sans pour autant arriver à effacer les pertes et à retrouver le niveau d’avant 2012. Les quelques mesures techniques prises pour l’animer n’ont servi à rien.