Vers une baisse substantielle du déficit du compte courant

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La montée des arrivées des touristes internationaux, y compris les MRE, depuis le début de l'année a été sentie au niveau des recettes voyages. Ces dernières ont atteint 40Mds de DH à fin août 2014 contre 38,9Mds de DH à fin août 2013, soit une progression de +3% ou +1,2Md de DH d'une année à l'autre. Une progression qui est en deçà des attentes. Les touristes étrangers, surtout européens, ont changé d'habitudes de consommation sous l'effet de la crise. Ils sont aujourd'hui moins dépensiers.

Par contre, les transferts des MRE ont stagné. Ils ont totalisé 39,5Mds de DH à fin août 2014 contre 39,6Mds de DH un an auparavant. Les recettes voyages les ont devancés de peu.

Le flux des IDE, qui a marqué une reprise l'année dernière, a baissé de 9,4 % ou 1,7 Md de DH à fin août 2014 en comparaison avec la même période de l'année passée. Il a atteint 16,5Mds de DH contre 18,2Mds de DH à fin août 2013.

Ces transferts qui totalisent 97 Mds de DH ne couvrent le déficit de la balance commerciale (131 Mds de DH) que partiellement. Il en résulte un déficit toujours important du compte courant de la balance de paiement, mais qui est en baisse par rapport aux niveaux alarmants des deux années passées en raison de la baisse du déficit de la balance commerciale. La régression continue du prix du baril de pétrole depuis le mois de juin dernier est bénéfique pour notre pays qui importe plus de 90 % de ses besoins énergétiques et souffre de la cherté du pétrole à plusieurs niveaux (compte courant, budget, coûts de production et compétitivité). La possibilité de bénéficier du marché russe pendant les mois à venir pour booster les exportations du secteur de l'agriculture et l'agroalimentaire pourrait renforcer la capacité de baisser  le déficit de la balance commerciale et donc du compte courant. Le gouvernement bénéficie de données conjoncturelles favorables, mais sa politique laisse croire qu'elle  essaie de les camoufler pour continuer sur la voie tracée par le FMI et la Banque Mondiale pour acquérir « le certificat » de bon élève, surtout en ce moment où l'islamisme, toutes tendances confondues, fait face aux diables qu'il a crées lui même en croyant possible de rafler la mise facilement dans un monde arabe en transition.