Amara : « le secteur portuaire et maritime un remarquable instrument de développement »

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Le secteur portuaire et maritime constitue "un remarquable instrument de développement" pour le Maroc et un levier déterminant dans l'amélioration de la compétitivité du royaume sur le marché international, a souligné, ce mardi 6 février à Marrakech, Abdelkader Amara, ministre de l’équipement, du transport, de la logistique et de l’Eau.

"Quelque 95% des échanges commerciaux internationaux du Maroc empruntent la voix maritime d’où l’enjeu que revêt le secteur portuaire et maritime pour le commerce extérieur et le label de l’économie marocaine", a ajouté le ministre dans une allocution lue en son nom, par Lahcen Ait Brahim, directeur des ports et du domaine public maritime (DPDPM), à l’ouverture d’un séminaire sur la sécurité de la navigation en Afrique.

Le Maroc, qui dispose de 3.500 km de côtes, compte 41 ports, dont 13 ouverts au commerce international, à l’instar de ceux de Tanger Med et de Casablanca, lui assurant ainsi le 16è rang à l’échelle mondiale en termes de connectivité maritime, a noté le ministre.

Pour que le secteur portuaire et maritime développe tout son potentiel, il est nécessaire de lui garantir des routes maritimes sûres et durables, a estimé Amara, relevant que la sécurité de la navigation maritime constitue une préoccupation majeure pour le Maroc en vue de prévenir les abordages en mer et assurer la fluidité du trafic maritime.

Il a, dans ce sens, rappelé que le Maroc qui est membre de l’Organisation Maritime Internationale (OMI) depuis 1962 ainsi que de son Conseil, "est conscient que la mer est une richesse qui appartient à toute l’humanité, et a fait le choix du développement durable pour assurer sa préservation".

"Pour assurer une navigation maritime sûre au large de ses côtes, le Maroc poursuit ses engagements et ses efforts en vue de fournir un service d’aides à la navigation au niveau de fiabilité requis conformément aux standards mondiaux, grâce aux différents équipements mis en place le long de ses côtes et au sein de ses ports", a dit le ministre.

Et de faire observer que le Maroc, conscient également de ses engagements compte tenu des exigences internationales en matière de sécurité de la navigation maritime, a mené une série d’actions pour le renforcement de la coopération dans ce domaine, et l’amélioration du service rendu par les aides à la navigation.

Le ministre n’a pas manqué, par ailleurs, de rappeler que la convention internationale relative à la sécurité de la vie humaine en mer (SOLAS) de 1974, "nous interpelle aujourd’hui, en vertu du statut de chacun de nos Etats, pour mettre en place un dispositif d’aides à la navigation maritime, capable de protéger les navires en déplacement au large de nos côtes, contre tout accident ou incident de sécurité maritime".

Et d’ajouter qu’en matière de développement durable, les aides à la navigation maritime constituent également un moyen important de prévention des pollutions marines accidentelles et par conséquent, la préservation du milieu portuaire et l’environnement marin, mais aussi un support indispensable au développement économique lié au transport de marchandises par voie maritime et aux activités de pêche et de plaisance.

"Pour que ce système d’aides à la navigation maritime soit conforme aux exigences de performance, il est nécessaire de le doter des compétences humaines, des technologies avancées lors de sa mise en place et d’assurer son entretien", a expliqué Amara.

Initié par le ministère de l’Equipement, du Transport, de la Logistique et de l’Eau, en partenariat avec l’Association Internationale de Signalisation Maritime (AISM), ce conclave connait la participation de 150 conférenciers, dont des experts d’organisations internationales spécialisées et des responsables d’une vingtaine de pays côtiers africains, dont le Maroc.

Ce séminaire s’inscrit dans le cadre d’une série d’actions entreprises par le ministère dans le cadre du renforcement de la coopération et des compétences dans les domaines liés à la signalisation maritime et le suivi du trafic maritime et ce, à l’échelle internationale et régionale.

Il se veut un espace d’échange, de discussion et de partage des expériences et des méthodes pour traiter des challenges associés au respect des obligations internationales en la matière, et de déterminer les axes de progrès à mettre en place au sein de la communauté maritime africaine pour un dispositif harmonisé et efficace garantissant une navigation maritime sûre et durable.