Croissance économique marocaine : Encore beaucoup d’efforts à fournir

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Selon le dernier rapport semestriel de la Banque Mondiale sur les performances économiques du Maroc, les transformations économiques et politiques du royaume ces dernières années laissent à désirer

La BM s’est montrée sceptique quant à la capacité du modèle économique marocain à absorber le niveau de chômage, de pauvreté et des disparités socioculturelles.

Le rapport souligne que pour éviter que le climat économique fragile ne se détériore, le Maroc doit abaisser les taux d’imposition des sociétés, améliorer la gestion des investissements publics et respecter davantage le paiement des impôts. Ainsi le Maroc pourrait générer une croissance inclusive et revenir à une économie forte et durable, indique le rapport.

Selon le journal Aujourd’hui le Maroc, le défi du Maroc à court et moyen terme, avec un taux d’investissement dépassant le PIB national de plus de 30%, consistera à stimuler les investissements visant à accroître la productivité nationale et à stabiliser l’économie du pays dont les performances sont sporadiques.

La même source souligne que la BM avait écrit en avril dernier qu’en l’absence de réformes structurelles plus décisives, le PIB du Maroc devrait encore baisser tandis que la production agricole (en particulier les céréales) devrait retrouver sa moyenne historique.

Par ailleurs, le rapport semestriel de la BM est convaincu que le Maroc peut inverser la tendance catastrophique en mettant en œuvre des mesures appropriées. Le document estime que le taux de croissance du Maroc pourrait connaitre une hausse à condition que celui-ci fournisse plus d’efforts pour améliorer le climat des affaires et la compétitivité économique.

Un responsable de la Banque Mondiale avait souligné, lors d’une visite de travail de la BM au Maroc en août dernier, que le royaume avait déployé de sérieux efforts au fil des années. « Je vois le Maroc plein de potentiel. Mais il y a un autre Maroc qui fait face à d’énormes difficultés, à savoir la redistribution des ressources et la cohésion sociale », avait-il souligné.