Maroc : Un changement d’habitudes alimentaires oblige à plus d’efforts d’innovation

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Au Maroc, comme dans beaucoup de pays en voie de développement, s’effectue un changement majeur des habitudes alimentaires. Ce changement entraîne la croissance de la consommation de certains produits comme ceux d’origine animalière.

Dans beaucoup de pays en voie de développement, notamment les pays de l’Afrique du nord, on constate une croissance de 30% de la consommation des graines. Les produits laitiers, axe important du SIAM à Meknès, ont eux-aussi vu leur consommation augmenter de 8%.

Des statistiques présentées par la Banque Européenne de Développement montrent que « plus le pays est développé plus la consommation des produits animaliers est importante ».

S’y ajoute que les ménages marocains dépensent environ 45% de leur revenu dans leur alimentation. Des dépenses favorisant une demande accrue de produits agricoles. Notamment des produits animaliers, des protéines alimentaires, des plastiques d’amblage à base de plante, etc. Ainsi, pour profiter de cette tendance et apporter une valeur ajoutée à l’économie, le Maroc a besoin de résoudre le paradoxe entre « demande accrue, offre diversifiée et innovation ».

Encore beaucoup d’efforts à fournir

Malgré les avancées notées dans le secteur agricole au Maroc et en Afrique, la pénétration des technologies reste en réalité très faible dans tous les pays en voie de développement. Ceci est du notamment à une faible part des investissements en matière de recherche et développement.

Au Maroc, moins de 0,5% du PIB est lié aux dépenses technologiques. Ce qui fait que le Royaume reste dans l’obligation de fournir plus d’effort dans l’innovation et la diversification.

C’est d’ailleurs dans ce contexte que la Banque Européenne de Développement, présente au SIAM, a souligné, mardi 17 Avril, « l’importance de nouer des partenariats public-privé dans le secteur agricole ».

La banque a également annoncé un projet d’envergure au Royaume. 600 fermiers seront formés dans les mois à venir afin d’améliorer les standards de qualité dans le secteur de l’huile d’olive. Les meilleurs pratiques agricoles seront appris aux fermiers qui, à terme de leurs formations, auront une maîtrise parfaite sur la gestion de l’irrigation.

Avec les nombreux politiques agricoles menés au Maroc ; notamment le Plan Maroc Vert qui s’achève en 2019, le pays s’inscrit dans la chaine agricole mondiale et fait face aux défis mondiaux. Pour concrétiser sa place de leader africain dans le domaine agricole, beaucoup d’efforts restent encore à fournir par le Royaume.