Rencontre des collaborateurs du télescope sous-marin KM3NeT

5437685854_d630fceaff_b-
1019
Partager :

Les collaborateurs du projet de télescope sous-marin "KM3NeT", grande infrastructure de recherches multidisciplinaires en Méditerranée, se sont réunis, ce mercredi 7 février à Rabat, pour discuter des avancées de sa mise en service, prévue pour 2020

Organisée par la faculté des sciences relevant de l'Université Mohammed V de Rabat, la rencontre a été l'occasion pour les collaborateurs du plus grand télescope sous-marin au monde de discuter de l'avancée du projet phare dans la région et qui contribuera à la prévention des risques sous-marins au fond de la méditerranée.

Le secrétaire d’Etat chargé de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Khalid Samadi a indiqué que le projet "KM3Net", fruit de la collaboration du royaume du Maroc et l’Union européenne, constitue une véritable avancée scientifique dans la recherche pluridisciplinaire à partir d’un réseau de télescope sous-marin qui sera installé dans les abysses méditerranéens.

"Le Maroc a contribué à hauteur de 2 millions de dhs pour la réussite de ce projet qui a vu la participation de trois universités marocaines, à savoir l’université Mohammed 1er d’Oujda, l’Université Caddi Ayad de Marrakech et l’université Mohammed V de Rabat", a précisé Samadi, rappelant que le royaume était le premier pays arabe à intégrer ce projet regroupant 14 collaborateurs internationaux et visant à faire face aux différents défis sous-marins.

Samadi a de même noté que KM3Net fournira, grâce à plusieurs outils techniques, des informations importantes sur les milieux sous-marins, la biologie marine, les menaces sous-marines ainsi que la sismologie.

Pour sa part, le président de l’université Mohammed VI, AbdelHanine Belhaj, a souligné que ce projet devrait être opérationnel en 2020, sera le plus grand télescope à neutrinos du monde, notant que ce dernier sera étalé sur plusieurs kilomètres cubes dans le fond méditerranéen et dont les premiers éléments ont été installés avec succès au large de la Sicile (Italie).

Belhaj a également fait savoir que ce projet constitue "une véritable preuve" de la confiance que les pays européens ont manifesté à l’égard des chercheurs marocains et de l’expertise du royaume en la matière, mettant en exergue les incontestables réalisations du Maroc dans le domaine de la recherche scientifique, de la modélisation et de la simulation de ce télescope sous-marin.

De son coté, le coordinateur de ce projet au Maroc, le professeur universitaire à la faculté des sciences de l'UM5 de Rabat Yahya Tayalati a mis en avant la confiance placée par les pays de la collaboration internationale du projet dans les potentialités scientifiques et de recherche marocaines, relevant que les activités de recherche et de développement au sein du projet sont diversifiées et incluent des aspects scientifiques et techniques tels que l'électronique, l’étude des milieux marins et la prévention des risques sismiques.

Il a aussi souligné le rôle majeur du royaume dans le parachèvement de ce projet qui procurera les informations nécessaires à même de répondre aux questions fondamentales relatives au milieu sous-marin. Par ailleurs, la rencontre a été marquée par la signature d’une convention d’adhésion de l’Université Cadi Ayyad comme membre du comité de direction de ce projet, rejoignant ainsi l’Université Mohammed V de Rabat, l’Université Mohammed 1er d’Oujda et la collaboration internationale Télescope à Neutrinos Kilomètre Cube KM3NeT.

KM3Net est une grande infrastructure de recherche pluridisciplinaire constituée d’un réseau de télescopes à neutrinos sous-marin qui sera installé dans la mer méditerranéenne. Il est dédié principalement à la découverte et l'observation des sources de neutrinos de très haute énergie dans l'Univers et à la détermination de la hiérarchie de masse des neutrinos.

La rencontre, qui se poursuivra jusqu’à vendredi, connait la participation de plusieurs experts et spécialistes issus de laboratoires de recherche de renommée internationale en vue d’échanger leurs idées et d’enrichir leurs connaissances scientifiques relatives à ce projet.