SIAM : Le Maroc, une source d’inspiration pour l’Afrique

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22 pays africains ont marqué cette année de leur présence le Salon International de l’Agriculture de Meknès ; soit le tiers des participants. Des « pays frères » venus partager avec le Maroc les préoccupations et le savoir-faire du continent pour ce qui est aujourd’hui d’ores et déjà un domaine vital, l’agro-alimentaire.

Ces pays, pour la plupart habitués des stands marocains, ont manifesté leur engouement pour cette manifestation. « Je trouve que ce salon reste une belle vitrine entre l’Afrique et l’Europe. Et c’est une vitrine très attractive », estime Pathé Niang, représentant de l’ambassade du Sénégal à Rabat et Chef du Bureau Economique.

Les exposants, à l’image de Diariatou Keita, venue du Mali et Aicha Babou du Sénégal, se disent satisfaits du déroulement du salon. « C’est pour nous, une opportunité de faire connaître nos produits, de tisser de nouvelles relations mais surtout de booster notre chiffre d’Affaires » souligne Diariatou Keita.

A long terme, ces exposants pourraient nouer des partenariats avec des investisseurs venus des 5 coins du globe. C’est le nouvel concept B2B lancé par le SIAM. Le salon constitue en ce sens un carrefour où les opérateurs des différents continents prospectent et développent ensemble de grandes opportunités.

Le Plan vert suscite des émules sur le continent

Les avancées agricoles concrétisées au Maroc grâce au Plan Maroc Vert suscitent des émules dans tout le continent africain.« Les avantages du SIAM sont énormes pour nous. Le niveau de compétence, les politiques menées et le Plan Maroc Vert sont des modèles à suivre pour notre continent » confirme Henri Djombo, ministre de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche du Congo Brazzaville.

La réussite du Plan Maroc Vert, due en grande partie à une volonté politique assez élargie, peut contribuer au développement agricole de l’Afrique qui est encore en quête d’autosuffisance alimentaire. Sur ce, la coopération sud-sud entre le Maroc et les pays africains a été un axe central au salon de Meknès.

Aziz Akhannouch, ministre de l’Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts a rencontré ses homologues nigériens, tchadiens, guinéens et gabonais avec qui il a discuté des moyens de renforcer la coopération sud-sud. Des programmes d’appui et des conventions intra-africains feront l’objet du jour dans les semaines à venir.

Seront plus concernés les domaines de l’irrigation, la sécurité alimentaire, la formation et de l'élevage. Domaines où l’Afrique a besoin de nouvelles compétences. L’obstacle majeur notamment dans la production, la transformation et la protection de l’environnement, c’est « la chaine de valeur qu’il faut développer en Afrique »juge M.  Pathé Niang.

Et, le Maroc constitue à cet effet une référence qui doit profiter à toute l’Afrique.