SIAM : Le Maroc face aux défis agricoles du 21ème siècle

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Ce Lundi 16 Avril, le Prince Moulay El Hassan a présidé l’ouverture officielle de la 14ème édition du Salon International de l'Agriculture(SIAM).

Durant 6 jours,tous les regards seront tournés vers Meknès, le principal hub agricole du moment en Afrique et dans le monde. Pas moins de 1363 exposants venus de 62 pays différents y sontaccueillis sur une superficie globale 180.000 mètres-carrés.

Sous le thème "L'agriculture, levier d'emploi et avenir du monde rural", le Salon va accueillir la Suisse, « l’une des économies les plus compétitives au monde » comme invité d’honneur.

33 conférences seront organisées et plus d’un million de visiteurs venus du monde entier seront attendus à Meknès. Parmi les nombreux forums et conférences qui se tiendront au Pôle Conférence, de vrais débatsseront poser sur les défis de l’agriculture au 21ème siècle.

Dans tous les pays du monde, les agriculteurs sont confrontés à des problématiques environnementaux, technologiques, de rentabilités, d’innovations etc. « L’amélioration des performances socioéconomiques du monde rural nécessite une approche qui tienne compte des mutations du secteur» dira Jaouad Chami, Commissaire du SIAM. Ces mutations sont les défis du 21ème siècle que doivent relever le Maroc et  tout le continent africain. 

Produire davantage en préservant le milieu naturel

L’un des plus grands défis technologiques et sociétale est la production efficiente et abondante de produits agricole sans endommager le monde rural et son environnement.La confédérationHelvétique, consciente de ce défi et leader dans l’innovation, a été choisi comme pays à l’honneur pour, justement, accompagner le Maroc à relever ce défi. « Nous essayons de venir avec des solutions par exemple au niveau des biopesticides et d’autres qui essaient de résoudre ce paradoxe entre produire plus et respectdes ressources. » a déclaré son Excellence Monsieur Massimo Baggi, Ambassadeur de Suisse au Maroc ; interrogé par Quid.ma.

Le SIAMtente d’apporter des solutions agricoles avec notamment l’expertise suisse qui est bien au rendez-vous à Meknès. « Si vous faites le tour du pavillon suisse et que vous parliez avec les 13 entreprises, vous verrez qu’elles ont toutes des positions différentes sur comment résoudre ce compromis mais toutes vont dans la bonne direction. » poursuit Monsieur l’Ambassadeur.

Son pays va continuer à former des agriculteurs marocains à travers ses nombreuses entreprises comme « Nestle qui forme directement des agriculteurs marocains selon ses propres produits et ses besoins… ».Il va également accompagner les « petits producteurs de produits bio » à devenir de grands exploitants. Grâce à des conventions qui seront signées avec le Maroc, certains agriculteurs pourront aussi bénéficier de financement suisse pour développerl’expertise agricole du Maroc.

En 2019, l’agriculture marocaine se porte déjà bien.« Avec le Plan Maroc Vert, 125 milliards de DH ont été investis dans le secteur agricole. » a souligné Aziz Akhannouch, Ministre de l’Agriculture, de la PêcheMaritime, du Développement Rural et des Eaux et forêts.

Face à la raréfaction des ressources hydriques, plusprécisément dans la région de MENA la réponse du Plan Maroc Verta été de déployerprogressivement un système d’irrigation localisée pour couvrir 38% des superficies irriguées.

Au niveau national, l’agriculture irriguée représente aujourd’hui 45% du PIB agricole et peut atteindre 75% lorsque l’on enregistre une quantité de pluies faible au Maroc.Des innovations qui permettent d’affirmer aujourd’hui que le Maroc est sur la bonne voie.

Outre l’innovation, le SIAM sera aussi un espace de débats pour relever définitivement le défi de l’employabilité des jeunes dans le monde rural. Comme rappelé par Tariq Sijilmassi, Président du SIAM et du Crédit Agricole du Maroc, « le monde rural a ses besoins et le Maroc doit veiller à les satisfaire grâce à la création d’emplois ».

Mais, il est à préciser que l’agriculture à elle seule ne peut pas développer le pays ou, le monde rural. Il faut développer une multitude de métiers dans différents secteurs. Avoir des médecins, des vétérinaires, des ingénieurs, des métiers d’expertise agricole, des services à l’agriculture, de spécialistes de l’irrigation, de la fertilisation, des topographes… est,par exemple, prioritaire pour satisfaire les besoins des 40 à 45% de la population marocaine qui vivent dans le monde rural.

 SIAM 2019 : plusieurs nouveautés

Pour la première fois de son histoire, le SIAM accueille des Nations issues des 5 continents du globe.Aucune des éditions précédentes ne s’est tenue avec de si nombreux pays. La présence du continent asiatique est renforcée à 12 pays, l’Australie fait son apparition dans le SIAM et de nouveaux pôles voient le jour.Le pôle B2B en est un exemple. Ilprévoitl’organisation de plus de 300 mises en relations entre les entreprises présentes à Meknès.

D’autres pôles sont agrandis.C’est le cas du Pôle Internationalqui a augmenté de 20% ; une conséquence de l’ampleur et la notoriété du SIAM à l’échelle internationale.Des pays comme le Canada, l’Amérique ou encore l’Arabie Saouditeexposeront cette annéedes produitsdans le Pôle Produit du Terroir.

Des divertissement et animation notamment avec le désormais traditionnel concours de race animal auront lieu au sein du Pôles Elevage entre autres.

Le SIAM 2019, c’est aussi un nombre important de partenairesvenues profiter des opportunités du Salon. Son souci principal étant la création de nouvelles activités génératrices d’emplois et de revenusen faveur des jeunes du monde rural sera l’axe majeur des débats, forums et conférences dans les jours à venir.